Terres perdues du Sarnaï

De Bibliothèque de Volrajh


Terres perdues du Sarnaï

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Le symbole du Grand Khanat
Informations
Forme de l'État Khanat
Grand Khanefet Jorelm le dur
Capitale Halmar
Langue Sarnaisse
Religion Kahelisme
Démographie
Gentilés Sarnais, sarnaisse
Population avant cataclysme 100 000
Population après cataclysme 25 000
Économie
Type d'économie Militariste
Monnaie Troc
Géographie
Superficie 1 000 000km²
Régions Khanat Fetnah
Désert Ofonide
Hatnen
Villes Halmar
Nahefet


Carte

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Territoire

Les terres du Sarnaï s'étendent sur un territoire assez vaste mais qui reste assez indéfini puisque, des gens de Volrajh, seule la partie méridionale est connue et délimitée, on sait peu de choses concernant le Sarnaï septentrional.
La partie méridionale est divisée en deux régions, au Sud, le Khanat Fetnah et ses contrées froides mais tout de même peuplées et au Nord, le Désert Ofonide, largement moins peuplé et pour cause beaucoup plus froid, gelé. A noter que le Désert Ofonide n'a pas de limite définie sur son coté nord en ce qu'il empiète sur le Sarnaï septentrional, plus communément appelé "Hatnen" par les locaux.
Nous y retrouvons trois limites définies. Deux naturelles, les montagnes, à l'Ouest les Hauts Pics et au Sud la Cordillère de Marondil. Ainsi qu'une frontière humaine avec le Royaume du Tormont, bordée d'avant-postes du Royaume visant à contenir les sarnais au delà de ses contrées.

D'un point de vue général, on peut qualifier les terres du Sarnaï de contrées froides, difficiles à vivre, peu peuplées et même dangereuses. Exception faite de certains endroits plus cléments pouvant accueillir des infrastructures humaines.

La répartition des terres est en grande partie basée sur le nomadisme, bien que quelques sarnais s'installent dans des villages temporaires de la manière la plus désorganisée qui soit, dispersés sur le territoire et sur eux-même. Seule Halmar, que l’on pourrait qualifier de capitale peut réellement s’apparenter à une ville, elle demeure toutefois bien différente des villes d'autres contrées.

Organisation politique

Le rapport de pouvoir s'effectue selon un schéma simple, simple mais des plus primitifs. L'ensemble de la population s'est répartie dans des "khanats" s'articulant et évoluant autour du Grand Khanat qui siège à Halmar et régit ce semblant de nation fédérée par le respect porté" vers le dit Grand Khanat.

Un khanat doit rassembler nombre d'autres khanats derrière lui pour prétendre au titre de Grand Khanat, pour ce faire, toutes les façons sont bonnes: soumettre un khanat, lui faire des promesses de concession, organiser des mariages, des alliances, des pactes... Lorsque le khanat présente de manière évidente les critères du Grand Khanat, son khanefet se présente aux khanalmers à Halmar, ceux-là, ayant jurés de rester neutre, assistent le futur Grand Khanat dans sa prise de pouvoir au palais d'Halmar. À ce moment, le Grand Khanat fait de ses alliés des gens puissants, des gens d'importances et tente de rallier toujours plus de monde à son influence, bien que l'ensemble des gens du Sarnaï ne se soient jamais tous soumis à un même Grand Khanat, il a toujours existé et il existera toujours des mécontents et des opposants... La quête du pouvoir ne s'arrête donc jamais, au moment où un khanat accède au pouvoir, un autre convoite sa place.

Les Khanats

Un khanat est un groupe nomade rassemblant plusieurs familles d'individus, dirigé par un khanefet qui les guide dans leur périple au sein des terres du Sarnaï. On peut ainsi trouver des khanats formés de cinquante à deux-cent individus.

Le Grand Khanat

C'est le khanat qui détient le plus grand pouvoir et impose son respect au sein des terres du Sarnaï. Son khanefet règne tel un roi de l'Ouest au palais d'Halmar sur les terres du Sarnaï et ses sujets.

Armée

Les terres du Sarnaï ne disposent pas d'une réelle armée pour défendre le territoire mais plutôt d'une multitude de groupes armés.
En effet, chaque khanat doit pouvoir se défendre d'un khanat concurrent. De ce fait, on entretient une certaine force guerrière, les hommes et les femmes les plus habiles au combat s'y consacrent généralement pleinement pour protéger leurs proches, combattre les khanat concurrent ou, comme les sarnais l'ont exercé au travers du temps, piller les frontières du Royaume du Tormont.

Les khanat s'unissent généralement pour préparer une attaque ou simplement dans le but d'augmenter leur sécurité commune.
A ce jour, les sarnais ne se sont jamais réunis à plus grande échelle que pour soutenir le prétendant au Grand Khanat.

Discipline guerrière

Bien que souvent présentés comme des barbares sanglants et indisciplinés par les nations avoisinantes, la réalité en est toute autre. Les guerriers des terres du Sarnaï respectent de fortes traditions lors des combats. En effet, il est impensable pour un sarnais de se battre avec une arme autre que la lance ou le Khépesh, une épée comprenant une moitié de lame recourbée, utilisée uniquement par les sarnais. En l'absence d'une de ces armes, un sarnais ancré dans ses traditions ne se défendrait qu'à l'aide de ses poings et au mieux à l'aide de quelques prises de lutte sarnaisse.
De plus, chaque combat s'effectue tel un duel qui ne peut en aucun cas être perturbé par la venue d'un troisième combattant.

A noter qu'il n'est pas rare de trouver des arcs courts parmi l'équipement des guerriers de khanat, en effet, l'arme à distance n'est utilisée que dans le contexte de la chasse.

Les khanalmers

C'est un groupe unique en son genre. Basés à Halmar, dans la Forteresse Khanalmer, ce sont des sarnais pouvant provenir de tous khanats confondus, leur seul critère d'admission étant d'avoir une foi inébranlable au Kahelisme et de se montrer prêt à servir coûte que coûte leur propre cause.
Ils sont connus dans l'ensemble du territoire et sont l'objet du plus grand des respect pour le rôle qu'ils ont eux même choisi d'exercer, celui de défendre le palais d'Halmar et le khanefet du Grand Khanat sans jamais répondre à ses ordres ou demandes et ce jusqu’au moment où le départ, forcé ou non, de ce dernier est d'actualité.

Économie

Une économie est bel et bien présente dans les terres du Sarnaï mais elle reste peu développée. On ne peut trouver qu'un seul et unique marché dans ces contrées froides, au sein de la capitale, Halmar. On effectue de paiement qu'en troquant ou louant ses services, des promesses, la notion de monnaie est inexistante mais la valeur de certains matériaux est bien comprise: or et argent font souvent monnaie d'échange.

On peut retrouver toute sorte de produits et artisanats issus de ces contrées en plus des butins de rapines sur la frontière du Tormont.

Société

La société des sarnais est bâtie de manière assez simple. Elle est représentée uniquement par des Humains et des Kaar-Dens à raison de deux tiers contre un et tous les hommes et femmes y vivent d'un même pied d'égalité, il en va de même pour les Kaar-Dens vis-à-vs des Humains.

Le Sarnaï ne compte ainsi pas de noblesse de titre ni de rangs sociaux particuliers à l'exception d'une faible présence de personnes que l'on pourrait qualifier "d'esclaves temporaires": les sofatets. Ainsi, un sarnais lambda dispose des mêmes droits que son semblable ainsi que de n'importe quel khanefet. Un respect de la hiérarchie existe cependant, basée sur le respect de l'être plus fort et plus sage que sois et il est ainsi évident qu'il est de mise d'écouter fidèlement son khanefet.

La promesse

La promesse est un élément notable de la société sarnaisse, elle est pour ces gens fondamentalement différente des promesses qui pourraient avoir lieu ailleurs sur Volrajh puisqu'il ne s'agit en aucun cas de mots lancés sans grande conviction mais bien d'un réel engagement, indéfectible. Rompre une promesse est impensable, cela mènerait le sarnais à la perte totale de son honneur et en ce cas, à de graves sanctions telles l'exile dans les steppes glacées ou la mort après un lourd lynchage. Ne pas parvenir à tenir sa promesse est cependant envisageable, le sarnais verrait alors son honneur diminué, serait lynché et en compensation, donné en Sofatet à la personne à qui la promesse avait été faite.

L'exode du Tormont

De tous temps, des khanats sarnais ont tentés de s'aventurer dans les terres du Tormont afin d'y vivre dans de meilleures conditions ou par simple attrait de la curiosité. Peu nombreux sont ceux qui sont parvenus à s'y établir mais une fois la bas, le khanat tente tant bien que mal de vivre loin des villes et des villages et d'éviter le plus de contact que possible. Lorsque la rencontre avec les habitants du Tormont se fait, les sarnais s’efforcent de paraître le plus naturel possible et de ne pas trahir leurs origines par peur de subir une forte répression qui mettrait en péril le khanat.

Le Sofatet

C'est un statut particulier que l'on peut assimiler à une forme d'esclavage temporaire. Les principaux concernés sont les prisonniers de guerre, de pillage ou le plus généralement les sarnais n'ayant pu accomplir une promesse ou même ceux ayant choisit le Sofatet comme payement ou réparation de dette.
La servitude n'est pas aussi extrême que pour un esclavage classique et ne dure généralement qu'un court laps de temps pour la plupart des cas.

Loisirs

  • La semaine de Joudeng:

C'est un événement de petite envergure organisée au sein des khanats. Connue de tous mais pas pour autant pratiquée, c'est une coutume très ancienne qui marque encore l'héritage du Déïde Joudeng. Chaque semaine, le khanefet récompense celui qui fait la meilleure chasse ou cueillette du khanat en le mettant à l'honneur pour les repas, il ou elle reçoit de ce fait les meilleurs morceaux du festin. Cette pratique dérive de l'enseignement de Joudeng qui récompensait d'une tierce manière le sarnais qui aidait le plus les siens.

  • La lutte sarnaisse:

Elle repose sur un concept simple, contraindre l'adversaire à l'abandon ou à l'incapacité de poursuivre. Il s'agit ainsi d'infliger une douleur telle qu'elle pousse l'adversaire à l'abandon, en évitant de le blesser, et pour se faire les praticiens peuvent être très inventifs: tirer sur les membres, tordre un membre un temps voulu,...
Une fois tous les deux ans, le Grand Khanefet organise à Halmar un tournoi mixte qui se tient dans l'arène de la ville. Nombre de khanats se déplacent particulièrement pour cet événement opposant le champion d'Halmar à qui veut se mesurer à lui, à condition bien sur de remporter le tournoi. Le vainqueur du champion devient lui même le champion et siège alors auprès du Grand Khanefet, devenant par la même occasion sont homme de main préféré.

Culture

Éducation

Avec leur mode de vie, les sarnais reçoivent une éducation assez poussée, tant au niveau de la vie courante que de la façon de se battre. L'apprentissage d'un respect inébranlable y est prédominant et le reste de l'éducation se voit attribué à la vie de camp: l'artisanat, la chasse, la survie.

Religion

Les sarnais baignent dès leur plus jeune âge dans un Kahelisme profond. Les gens de Volrajh y reconnaîtront là une croyance du Katagog légèrement différente de celle exprimée par le Katagisme et n'espèrent faire entendre raison aux sarnais, qui réfutent cela, si l'occasion s'en présentait.

Diplomatie

Avec ces frontières, les sarnais n'entretiennent que peu de relation avec les gens de l'extérieur.

Ils sont présents au delà du Désert Ofonide, bien que très semblable aux khanats du Désert Ofonide et de Khanat Fetnah, les ententes sont extrêmement rares contrairement aux pillages, que s'infligent chaque camps.

Les relations sont pratiquement inexistantes avec la royauté, les deux ne se rencontrant que lors de pillages ou d'attaques punitives. La parole ne passe pas entre le Roi et les Khanefets. Les sarnais qui s'y sont exilés, eux, tâchent de vivre loin des villes et villages pour éviter le contact et vivre dans un semblant de paix.

Le Cataclysme

Les premières traces du Cataclysme au Sarnaï datent de l'an 1004. À cette date, il n'avait encore rien de l'aspect divin qu'on lui prête actuellement mais se présentait sous forme d'un Froid de Joudeng, une sérieuse anomalie climatique qui refroidit davantage encore les terres perdues.

Le froid sévit alors de toutes parts et en tout endroit. La région la moins touchée fut fort heureusement celle de Khanat Fetnah, dont la capitale, Halmar, riche de son expérience, s'en sorti assez bien comparé à Nahefet qui vit sa population réduite d'un quart. Les terres plus au nord devenaient plus hostiles et dangereuses que jamais, le Désert Ofonide était plus dangereux à mesure que les couches de neiges s'empilaient en glaciers. On imagine aisément que des khanats pris au vif par le Froid de Joudeng périrent dans les landes gelées, de même que l'activité des khanats de Hatnen n'était plus un soucis du tout. Peu à peu, le gibier s'effaçait pour laisser place à une faune plus dangereuse, moins couarde vis-à-vis de l'homme tandis que le peu de végétation s'amoindrissait encore.

Ce n'est qu'en l'an 1008 que le Cataclysme se déclara véritablement sous sa propre forme. Lorsque les goules, appelées "Ikhnen" dans ces lieux, sortirent contre leur habitude des galeries souterraines du Khanat Fetnah pour errer dans les landes, en groupes. Dans les villes, diverses maladies apparurent, la Fende gueule, de grandes toux et de la Dysenterie jusqu'alors inconnue...

Situation actuelle

Le Désert Ofonide est actuellement un lieu de non-vie, de la même manière que les gens du Sarnaï sont, et tant mieux, sans nouvelles des Khanats de Hatnen. Seul Khanat Fetnah semble être propice à une raisonnable survie, contre le froid et les quelques goulesque l'on pourrait y trouver.

Halmar tient toujours, grâce à l'autorité de son Grand Khanefet, Jorelm le dur qui, d'une poigne de fer, gère au mieux les épidémies de Fende gueule et de Dysenterie par des moyens parfois trop expéditionnaires... Nahefet est un peu moins sous le feu des maladies, mais voit sa population réduite au tier de l'époque passée...

Cette situation dans le Sarnaï encourage de nombreux Khanats à se diriger vers le Tormont et d'autres à se centrer à Halmar où les problèmes semblent être gérés au mieux.