Principauté de Daremar

De Bibliothèque de Volrajh


Principauté de Daremar

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Symbole du royaume.
Informations
Forme de l'État Principauté
Prince XXX
Capitale Daremar
Langue Azhmerien
Religion Katagisme
Démographie
Gentilés Daremien, daremienne
Population avant cataclysme 1 800 000
Population après cataclysme 680 000
Économie
Type d'économie X
Monnaie Dolm
Géographie
Superficie 80 000 km²
Régions Bratine
Sormedain
Hargan
Villes Daremar
Lonsel
Almaure
Horteron
Ratyr
Beauvoie

Carte

CarteP Daremar.jpg

Territoire

La Principauté de Daremar est formée de terres se situant aux abords de la mer libre. C’est un territoire plutôt varié aux niveaux de sa géographie, qui fût autrefois convoité. A l’Ouest se trouve le village de Lonsel, renommée pour son vin de qualité, produit sur les versants de la montagne. Le Nord est constitué essentiellement de villages habités par des paysans et des artisans divers. La noblesse y était autrefois présente à Almaure, mais a totalement rejoint Daremar à présent, laissant les Bourgeois prendre peu à peu le pouvoir. Au sud se trouve Beauvoie, où s’était implantée autrefois une bonne partie de la flotte princière, composée essentiellement de navires de guerre qui ont su repoussé les corsaires de Balifort en dehors de leurs frontières.

Au Sud-Ouest se trouve la capitale, Daremar. Elle aussi située en bord de mer, c’est une forteresse renforcée qui, depuis des lustres, est extrêmement bien protégée. Au-dessus se trouve la Forêt de Valrik, qui était autrefois réservée au prince sur plusieurs kilomètres et totalement interdite aux gens du peuple, afin d’y pratiquer des parties de chasse essentiellement. Depuis le cataclysme, les lieux sont devenus dangereux et peu de gens empruntent cette voie là pour se rendre à la Capitale, préférant faire le tour.


Lois et Organisation politique

La politique du territoire était assez complexe, et ce depuis déjà plusieurs centaines d’années. Autrefois c’était un territoire indirectement dirigé par Delemeth, par ce qu’on appelait la vassalité “fantôme”. Au fil du temps cependant, le pouvoir se détacha petit à petit des liens qui unissaient les deux nations et devint totalement indépendant. Malgré cela, ils restèrent alliés, en très bon terme, notamment grâce au Front de l’Est. On entreprit à l’intérieur du Royaume de nombreuses réformes visant à rendre totalement autonome la nation, évitant ainsi le commerce, considéré parfois comme trop dangereux et coûteux pour ce qu’il rapportait.

Le Prince su montrer de l’intérêt pour les diverses races et les utiliser intelligemment de façon à développer considérablement le territoire. Il utilisa la force et la sagesse des Jalkas pour édifier des défenses impénétrables, l’habileté des Rasivans pour l’évolution de l’artisanat, les connaissances des Hyonites pour les technologies de pointe ou encore quelques Kaar-Den pour diriger et former des garnisons (cela dépendait des périodes, ces derniers ne supportant pas la chaleur). La nation vécut plusieurs dizaines d’années prospères et heureuses.

Le Cataclysme marqua cependant un changement radical et majeur au sein de l’Etat. Le prince prit la décision de retirer les nobles de leurs lieux d’habitation, retirer ses soldats, les religieux érudits, et de les placer tous à la Capitale, qu’il fit agrandir et aménager afin de résister à de lourdes attaques. Le bas-peuple vit en son dirigeant un signe de lâcheté, et d’abandon. En effet ils furent livrés à eux-mêmes, sans dirigeant et sans loi, le prince préférant diriger sa cité comme un micro-état, ne se souciant pas des personnes en dehors des murs.

Ce fût alors l’occasion pour la bourgeoisie locale de s’imposer, du moins pour celle qui était encore en vie (cf. Cataclysme). Contrairement à la République de Delemeth qui se divisa en une multitude de petites seigneuries qui déclarèrent leur indépendance et tentèrent de prendre du pouvoir tout en résistant aux créatures, le peuple de la Principauté fût particulièrement solidaire et les survivants s’organisèrent rapidement, grâce au financement des bourgeois qui n’hésitèrent pas à dépenser leur fortune pour leur vie. On se retrouve donc actuellement avec deux gouvernements pour la même nation, agissant totalement indépendamment l’un de l’autre.

Assemblée Daremienne

Cette assemblée regroupe l’ensemble des bourgeois issus de riches familles et ayant eu une certaine influence en dehors de la Capitale. Elle est retranchée à Almaure autrefois l’un des sièges principaux de la noblesse daremienne. Tous sont au même palier et l’administration est totalement centralisée, sans divisions par régions ou autre. De nombreuses décisions et propositions se font, afin de rationner les vivres et organiser les défenses. Certaines communautés ne sont pas encore arrivées à destinations, et se sont réfugiées en route, progressant petit à petit. On envoie donc des messagers pour les contacter, qui sont fortement bien payés, les routes étant dangereuses, seul.

Le Prince & sa cour

La famille princière est située à Daremar, dans la partie la plus protégée de la forteresse. Même les nobles ne se mêlent pas directement à celle-ci, par peur de trahison ou autre. Le Prince est très vigilant, certains pensent même que le Cataclysme l’a rendu fou. Il est entouré d’une élite militaire, l’Armée Princière, et d’érudits qui savent le conseiller dans les moindres détails. Il passe donc son temps à établir des accords commerciaux pour de la nourriture et à fortifier sa forteresse afin qu’aucun monstre ne puissent passer les murailles.

Armée

Avant la scission complète avec Delemeth, le Prince ne dirigeait aucune armée. Les troupes étaient toutes étrangères, dont la grande majorité delemiennes. Les moins futés voyaient cela comme un signe d’amitié et de sagesse, mais c’était tout autre chose. Envoyer des troupes dirigées depuis l'Empire de Delemeth permettait au pouvoir de ce dernier d’avoir la main sur la plupart des affaires importantes, et de mener indirectement la nation un peu comme il le souhaitaient. D’ailleurs, les compagnies de mercenaires qui étaient dispersées dans le royaume étaient continuellement chassées et parfois même massacrées.

Au fil du temps, le Prince prit l’initiative de former ses propres troupes, et remplaça les garnisons delemiennes. Ce sont cependant elles, qui au départ, enseignèrent les rudiments de la guerre aux premiers soldats daremiens. Des casernes destinées à la formation de soldats firent alors leur apparition, ainsi que quelques bâtiments de recherches militaires tenus par des Hyonites.

Une fois la nation suffisamment autonome et forte au niveau terrestre, le Prince décida d’axer ses forces sur les mers. Il entreprit de former une flotte militaire afin de protéger ses quelques navires commerciaux et ainsi affronter les pilleurs de Balifort. Il fit rénover un très ancien fort, appelé le Fort-Beauvoie, et mis en place un immense chantier naval. Cela demanda plusieurs année de travail et de formation pour les futurs capitaines et soldats de la flotte.

Quelques dizaines d’années avant l’arrivée du Cataclysme s’entama alors une prise de position maritime. Les corsaires de Balifort furent chassés des eaux du Prince, forcés à repartir en direction de l’Ouest. Ces derniers ne formaient pas véritablement une flotte unie, ce qui leur empêchait de contre-attaquer. Le Prince en avait conscience et c’est pourquoi il entreprit cette manoeuvre, car si les corsaires se seraient tous unis sous la même bannière, le résultat n’aurait sans doute pas été le même.

Économie

Les érudits s’occupèrent, en même temps que la formation du Front de l’Est, de distribuer la nouvelle monnaie, le “Dolm”, à travers tout l’Est, afin de mettre fin à l’inflation qui commençait à devenir importante. La nation se dirigea alors vers une voie commerciale, qui résidait en divers points commerciaux se situant un peu partout sur le Royaume, et qui faisaient de ce territoire, malgré la pauvreté et la famine régnant sur la populace, un pays fortuné. Le transport des marchandises se faisait essentiellement par caravane, en direction de la Confédération de Djamurra où divers accords avaient été conclus afin de réduire considérablement les taxes de passage, les produits faisant parfois route au-delà du territoire. Voici plus précisément les différents produits et leurs lieux de vente :

  • Le vin de Lonsel : Sans doute le produit le plus populaire de Daremar, ce vin de très bonne facture était produit au sein de ce village rural. Il était situé au pied de la chaîne de montagnes qui remonte ensuite jusqu’au Royaume d'Asdrubal. Autrefois ce n’était qu’un hameau, avec très peu de vignes. La production ne dépassait pas une vingtaine de bouteilles par an. Une de celles-ci réussit tout de même à se retrouver dans les mains du Prince, qui trouva le goût exquis et qui finança la mise en place de vignobles. Ceux-ci devinrent encore plus conséquents, afin augmenter la production, en échange de la perception du trois quart des revenus, et parfois plus. Le paysan qui s’appelait Leanse Orlwik donna nom au village qui se développa un peu. La production resta malgré tout fortement artisanale et les outils très rudimentaires. Le vin fût alors exporté tout d’abord du côté de Balifor, où il se vendit plutôt bien, mais pas assez pour le Prince. Il décida alors de l’envoyer en direction de Delemeth, régulièrement, en échange d’autres ressources, dont de la Phyre. Pour finir, on l’envoya également vers le Tormont, ce qui causa quelques tensions avec la Confédération de Djamurra qui produisait lui aussi son vin, à Goligar.


  • Les Céréales de Ratyr: Ce grand village était situé en dessus de la Forêt de Valrik. Il était composé essentiellement de paysans appauvris par le peu de marge que leur laissait le Prince, préférant exporter les ressources pour sa propre fortune. Autour de celui-ci s’étendaient à perte de vue des champs de blé, d’orge, de seigle, d’avoine, de maïs, qui étaient irrigués par une rivière dont la source sortait de terre au sein même du village. Il y avait également quelques champs de tournesols, qui servaient à fabriquer de l’huile, qui se vendait ensuite surtout à l’Est. La route commerciale empruntée par ces produits était essentiellement celle qui mène à Djamurra. Pour cela ils étaient embarqués par bateau jusqu’à la côte, puis à Orsais des caravanes partaient en direction du Fort-Beauvoie. Une bonne partie des récoltes était notamment emmenée à Daremar puis vendue à la population ou entreposée dans des granges pour le Prince.
  • Les Légumes de Horteon : Autre village paysan situé plus au nord, il se trouvait lui aussi à proximité d’une source qui se détourne ensuite sur l'Empire de Delemeth. Le soleil étant plus rare dans la région et le sol plus humide qu’à Ratyr, le Prince ordonna de faire labourer des champs de légumes divers. Ce sont donc des milliers de patates, des choux, des carottes, de la salade, des navets, des radis, des tomates, des oignons, de l’ail, et des herbes aromatiques (basilic, persil, ..) mais peu d’épices. Pas mal de produits partaient pour Daremar où le Prince organisait d’énormes banquets avec les nobles, tandis que le reste était partagé majoritairement entre l'Empire de Delemeth & Djamurra.


Traditions / Loisir / Peuple / Société

Le peuple était croyant mais pratiquait très peu, manquant considérablement d’éducation religieuse. Les traditions étaient donc plutôt liées au travail et à la solidarité qui les liaient entre eux, face à ce Prince qui était en fait un véritable tyran. Rares étaient ceux qui avaient le temps de faire la fête ou d’assister à des événements comme des tournois ou autres amusement. Le travail leur prenait tout leur temps, et ils avaient à peine assez de monnaie pour se nourrir et se loger, hors de question de dépenser pour des babioles. Ils étaient donc assez économes en soi, contrairement aux paysans lambda qui avaient plutôt tendance à tout dépenser à la taverne du coin. Voici quelques traditions assez répandues :

  • Uriner sur les denrées : Après la récolte des champs, on avait pour habitude d’uriner sur les provisions que le Prince taxait. En effet ceux qui ignoraient la nature du commerce étaient sûrs que tous ces produits finissaient dans le garde-manger du Prince. Ils pensaient donc qu’à force d’uriner sur sa nourriture, il risquait d’attraper une maladie et d’en mourir.
  • Partage selon le travail  : Tous étaient solidaires, mais on mettait en avant les plus travailleurs. Lorsqu’un paysan avait fini son champ, ils pouvaient aller piquer sur le champ du voisin, afin d’augmenter ses réserves. Les taxes ne comptaient que ce que le champ de chaque famille pouvait contenir. Tout le monde tentait de ne pas prendre du retard pour voir son champ totalement récolté avant l’arrivée des soldats princiers. On avait donc également tendance à faire des familles nombreuses, pour profiter de cette tradition.

Les érudits étaient quasiment introuvables en campagne, c’est pourquoi l’un des principales loisir du bas-peuple étaient les histoires, mais pas n’importe lesquelles, celles des Kaar-Den. Ces derniers savaient s’exprimer de façon simple tout en racontant des épopées passionnantes et qui faisaient rêver les paysans. Ils avaient donc pour habitude de les héberger et de leur donner un peu à manger (pain, légumes) en échange de quelques histoires racontées le soir devant le feu de cheminée. Ils n’avaient pas tant d’autres passe-temps, mis à part la lutte dont certains paysans, les plus costauds qui voulaient prouver leur force, adoraient.

Le peuple de la principauté était composé à 90% de paysans travaillant dans les champs ou dans les vignes. Les [[Hyonite|Hyonites] étaient essentiellement présent à Daremar, là où le Prince leur offrait stratégiquement des places, c’est-à-dire dans l’architecture ainsi que dans les technologies militaires. Ils travaillaient en communauté, étant peu sociables avec les autres races. Les Rasivans eux se trouvaient en majorité dans la Forêt de Valrik, où ils vivaient d’artisanat divers, ou bien en guidant les voyageurs et les caravanes à travers les bois. On pouvait notamment en trouver dans les Bois d’Almaure, plus au nord, mais en moins grand nombre. Les Jalkas étaient très rares sur le territoire, et la majorité utilisés par le Prince pour les constructions. Les montagnes de l’Ouest étaient très occupées par le commerce du vin, c’est pourquoi ils s’installèrent plutôt au bord des côtes à l’Est. La seule race qui n’était pas régulière était celle des Kaar-Den . On en retrouvait un peu partout, mais surtout au nord. Cela dépendait des périodes, de la saison et des dernières nouvelles. La plupart d’entre eux étaient des combattants, mercenaires ou engagés.

La pauvreté s'étendait sur la plupart du territoire, mais surtout dans les campagnes, régulièrement victimes de famines. Les paysans étaient les plus touchés, le Prince les taxant sans relâche. Ils n’avaient cependant pas de quoi se révolter et étaient obligés de travailler pour pouvoir au moins payer de quoi se nourrir. Ils étaient donc situés au bas de l’échelle sociale du territoire, qui se forme ainsi :

  • La famille princière - 0,01% de la population

Le prince vivait dans sa forteresse à Daremar, loin de la misère des campagnes. Sa famille et ses proches étaient fortement protégés et ne sortaient que très rarement des enceintes de la Capitale. Il était très riche et vivait, sans le cacher, dans un luxe démesuré, sans aucune pitié pour le bas-peuple. Les activités de cette caste se composaient de politique, de décision de guerre, mais surtout de nombreux banquets et autres fêtes où les nobles étaient conviés, afin de déguster des plats de nourriture gigantesques, qui n’étaient jamais entièrement mangés.

  • La noblesse - 2% de la population

La noblesse Daremarienne était très étendue et se présentait sous de nombreuses formes. Le critère unique était celui du sang, qui devait appartenir à une famille renommée, locale ou étrangère, plus particulièrement de Delemeth. Un bon nombre d’entre eux se trouvaient à la Capitale, étant assignés à divers postes de haute importance (conseillers auprès du Prince, gestion des garnisons, responsable de travaux ou encore directeur d’institutions diverses). Tous les enfants de sang noble n’héritaient pas de la noblesse. L’aîné, oui, tandis que les autres étaient désignés ou non par le Prince en personne. Certains nobles possédaient également des terres, mais le Prince en prit possession au fil des ans.

Une bonne partie de la noblesse se trouvait également à la Forteresse d’Almaure, où ils siégeaient afin de s’occuper des affaires du nord du pays. Ils étaient ainsi à proximité en cas de besoin.

Formée dans l’ombre, elle fût le fruit de la réunification officielle des soldats aux ordres du Prince, lors du cataclysme. Autrefois simples miliciens de garnison diverses éparpillées dans le Royaume, on les ramena pour la plupart à la Capitale où on leur apprit les formations basiques et où ils furent nourris et hébergés sommairement contre leur loyauté envers le prince. Bien moins organisé que certains autres corps militaires, leur convergence vers une seule ville et donc leur nombre très impressionnants fit faire demi-tour à ceux qui comptaient piller Daremar après le cataclysme. Le Prince ordonna notamment la sortie des murs de tous les sous-fifres, ainsi qu’une loi très explicite concernant la désertion, qui était dorénavant punie très sévèrement : par la mort. Ainsi il put tenir encore de nombreuses années après le Cataclysme.

  • La Bourgeoisie - 3% de la population

Très peu influente avant le Cataclysme, elle était composée de très rares paysans ayant réussit à économiser, mais surtout de manipulateurs et d’hommes d’affaires éduqués sous la tutelle d’un noble, puis l’ayant quitté pour diverses raisons. Elle réussit à s’imposer lors du cataclysme où elle prit en main le peuple daremien que le Prince avait laissé à l’abandon, aidant notamment financièrement dans les projets de défense des villages et de fournitures d’équipements afin de se protéger contre les diverses créatures.

  • Le bas-peuple - 82% de la population

Ayant toujours été très pauvre et habitué à un semblant d’esclavage, les paysans & artisans Daremarien sont plutôt dociles et même naïfs. Ils ne savent pas lire, ni écrire, simplement calculer un minimum pour vendre leur récolte et compter les taxes qu’ils ont à payer. Très peu d’entre eux, où du moins les très bons producteurs, arrivent parfois à satisfaire le Prince à tel point qu’il diminue quelque peu les taxes, mais c’est extrêmement rare.

Sciences / Éducation

Les plus jeunes vivent, pour la plupart, une vie rude. En effet on distingue deux catégories distinctes : les nobles et les riches de la Capitale, et le bas-peuple, vivant dans les campagnes. Là-bas, l’enseignement est entièrement transmis par les parents, exceptés les rares nobles ou bourgeois ne vivant pas à la Capitale, qui y envoient leurs enfants afin de leur apprendre à lire, à écrire ou à encore à leur apprendre l’éducation religieuse & les sciences diverses. De ce fait, peu de gens choisissent leur métier, qui devient généralement celui du père ou de la mère. La savoir transmis de génération en génération, accumulant l’expérience, font d’eux de bons artisans, malgré leurs connaissances limitées et leur esprit peu ouvert.

Les Princes ont toujours eu des réticences à partager leurs connaissances avec le peuple, limitant plutôt le nombre d’érudits et privilégiant une élite compétente. De nombreuses découvertes ont déjà été faites dans les murs de Daremar, cependant la majorité de celles-ci étaient revendues à d’autres nations ou utilisées pour des fins privées. Il existe actuellement quatre institutions à Daremar, qui éduquent et forment les personnes de haute-naissance. Les domaines les plus abordés sont les technologies maritimes & martiales, les lettres, la médecine et l’artisanat.

Le Conservatoire a été édifié sous l’ordre du Prince Mercier, qui trouvait que sa cour n’était pas assez festive et amusante. Il fit alors venir des artistes de toute part, y envoyant ses troubadours afin qu’ils l’amusent plus que ce qu’ils faisaient déjà. Le bâtiment a mauvaise réputation, son premier directeur ayant selon les rumeurs été payé par le Prince pour empoisonner des proches qu’il n’appréciait pas. Plus de gens venus d’ailleurs fréquenteraient le Conservatoire peut-être, si le Prince avait au moins pensé à changer le nom de l’institution.

Une communauté de prêtre de l'Empire de Delemeth vinrent s’installer en ville il y a plusieurs dizaines d’années. Ils s’imposèrent en enseignant la foi à l’intérieur des enceintes et en donnant des cours de théologie au plus aguerri. Au départ ils n’avaient pas vraiment de lieu de rassemblement, et exigèrent alors la construction d’un séminaire afin d’entrer dans les formalités. Tout ceci se fit avec l’approbation de l’évêque de Daremar, qui lui organisait alors des sermons régulièrement, recommandant aux fidèles les cours de théologie.

Première construction érudite construite en ville, l’Université tient son nom de son architecte, Théophile Rolenhor, qui mourut de vieillesse juste après l’achèvement des plans. Cela se remarquait rien qu’en observant de loin le bâtiment. Aucun détail n’était laissé de côté et l’organisation intérieure était extrêmement bien pensée. Tout noble envoyait ses enfants à l’Université, afin d’y apprendre l’art des lettres et les mathématiques. Ceux qui la fréquentaient sont donc plutôt jeunes, hormis ceux qui souhaitaient faire des études poussées, en médecine par exemple.

C’est l’une des plus récentes institutions, qui s’occupe de faire des recherches sur l’aspect martial. Elle a notamment causé de nombreux problèmes lors de la construction. En effet, le prince voulut engager un hyonite réputé pour ses grandes compétences en ingénierie mais ce dernier était déjà engagé par Delemeth. Les négociations durèrent plusieurs mois mais le prince finit par réussir à récupérer le hyonite qui mourut une à peine arrivé à l’institut.

Religion

Les Princes ont toujours été très respectueux envers la religion et très pieux. Ils n’ont cependant pas perdu leurs mauvaises habitudes, restreignant les érudits à l’intérieur de la cité. Le peuple de Daremar est donc très peu instruit, les institutions religieuses étant extrêmement rares en campagne.

La Capitale compte cependant un Séminaire qui est réputé pour former des théologiens et des moines cultivés. La majorité font des recherches et de l’étude à la Capitale, menant parfois des voyages pour enseigner la foi ailleurs et répandre la bonne croyance du Prince, qui lui finance le tout. Les missions d’enseignement en campagne sont quasiment inexistantes.


Diplomatie

La Principauté appartient au Front de l’Est, qui fut formé après l’adoption du Dolm, monnaie originaire de Djamurra.

Depuis quelques dizaines d’années, les corsaires sont chassés des mers du Prince, et plutôt efficacement. En effet, ce dernier a axé la plupart de sa force sur sa flotte marine, s’imposant comme la première nation à pouvoir repousser les corsaires, sans pour autant les pourchasser jusqu’à leur île. Ces derniers n’étant pas véritablement uni, on ne peut donc pas appeler ça une guerre, mais l’on peut dire que Daremar défend solidement ces eaux et que les pilleurs ne sont de loin pas les bienvenus.

On raconte que dans le passé, des guerres eurent lieu entre les deux nations. Ce ne sont cependant que de vieilles histoires, et, en réalité, les deux nations sont neutres, l’une face à l’autre. Une certaine méfiance règne cependant, notamment depuis l’arrivée du Dolm qui a causé de nombreux débats. Au final, les relations sont donc stables et le commerce se fait naturellement.

Il fût une époque où le pouvoir delemien empiétait fortement sur les aspects politiques et martiales de Daremar. On parlait alors d’une vassalité “fantôme”, puisqu’elle n’existait pas officiellement mais tout portait à croire que si. Au fil des temps, le Prince sut se détacher peu à peu des obligations auxquels il était indirectement soumis, permettant à la principauté de reprendre la main sur ses affaires. Liés cependant par le Front de l’Est, cela ne causa que quelques tensions passagères et les deux nations restèrent unies.

Cataclysme

“Le début de la fin” Le Cataclysme démarra pour Daremar en mer. Une flotte commerciale faisait route pour le port de Beauvoie. Les s’en étaient déjà allé, la route n’étant plus très longue. Un bateau chavira alors, à la grande surprise des autres capitaines qui observaient les provisions se déverser et couler au fond des eaux, accompagnées de l’équipage. Les quelques guerriers s’armèrent de leur sabres et se mirent en place sur le pont, patientant. Durant une trentaine de seconde, plus aucun bruit à part celui des voiles et le craquement du bois ne se fit entendre. Soudain, une grande bestiole surgit de l’eau, dévoilant sa face terrifiante et déformée, comme si on lui en avait arraché un morceau. Elle était énorme, et le reste de son corps semblait ne pas en finir à l’intérieur de l’eau. L’énorme tête plongea sur l’un des navires, fracassant le ponton, le bois volant en éclat par dessus bord.


Certains navires faisaient déjà demi-tour, repartant d’où ils venaient. La bête continuait de s’attarder sur le navire, déchiquetant des corps au passage. Son regard était perçant, glacial, et sa bouche recouverte d’entrailles et de sang était répugnante. Certains marins sautaient à l’eau, comprenant qu’ils étaient fini, et qu’ils ne pouvaient rien face à ce monstre énorme. Il détruisit encore deux ou trois navires, puis disparut dans les abysses, une eau ensanglantée derrière lui.


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Antoine de Beauvoie, “Le Serpent de la Mer Libre”,  peinture sur toile


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Les navires qui avaient pu faire demi-tour repartirent en direction de Ganelon, mais à l’arrivée ils remarquèrent qu’ils n’étaient pas les premiers. Ils croisèrent un navire de Djamurra, dont le Capitaine leur cria de repartir malgré les dangers des mers : Les Mercenaires sont là ! Les dieux nous ont puni & ces pirates profitent de la débâcle générale pour piller chaque vaisseau ! Faites demi-tour ! Le reste de la flotte commerciale refusa de suivre le navire delemien, trop terrifiée par le monstre dont ils venaient de faire la rencontre. Le voyage dura deux jours, qui furent pour les matelots & les marchands extrêmement longs. Ils redoutaient de tomber sur un autre monstre ou sur des pirates, puisqu’ils étaient sans aucune protection. A leur arrivée, ils furent très bien reçus et on les hébergea sans rien demander. Les navires avaient été laissé au port, tout proche. Au réveil, on leur dit qu’une petite flotte allait les raccompagner, et que ce n’était qu’un mauvais souvenir dont ils n’entendraient plus parler. On les fit monter un par un, leur priant de se rendre dans la cale où on leur avait apparemment laissé quelques provisions. Les premiers qui descendirent furent surpris de ne rien trouver, avançant jusqu'au fond. A leur grande surprise, ce n’est pas les hommes qui les avaient hébergé mais des corsaires qui entrèrent dans la cale. Une série de questions fusa alors dans les têtes des marchands : Les corsaires étaient-ils là depuis leur arrivée ? Avaient-ils tués ceux qui les avaient hébergé ou étaient-ce des traîtres ? Ils n’eurent eurent à peine le temps d’ouvrir la bouche qu’ils furent tous massacrés, égorgés ou décapités. On laissa seulement le Capitaine en vie, qu’on remonta sur le pont. T’as d’la chance petit gars ! On te laisse repartir avec tes amis, faudra les aider à sortir ils y arriveront pas tous seuls ! lança un mercenaire, qui s’en suivit des rires de ses camarades. Le Capitaine resta accroché au Gouvernail, bouche-bée, tremblotant, tandis que les mercenaires s’attelaient à lever les voiles et à préparer le départ. Une fois ceci fait, ils rejoignirent le pont et lui firent signe de s’en aller. La navire repartit alors en mer, avec pour seul homme en mer son Capitaine. Personne ne le revit jamais, ni tous les autres cadavres…

Ce récit a été répandu oralement et par écrit dans toute la Principauté, après le Cataclysme. Certains doutent de l’authenticité des informations mais, après tout, l’on ne pourra jamais le vérifier..

Le Fort-Beauvoie fût également en partie détruit par une tempête en mer qui frappa également Balifort. Sa face Est a été fortement frappée par les vagues, et détruite. On raconte qu’une créature s’y serrait installée, creusant notamment sous le fort, lieu où elle aurait établit son habitat. Les derniers s’y étant rendus racontent avoir aperçu des tentacules émergeant de l’eau, mais rien de plus précis.

En effet, les côtes sont, depuis l’histoire du Serpent qui aurait frappé les marchands, très peu fréquentées, à des distances pouvant parfois aller jusqu’à plusieurs kilomètres. Ceci vint notamment du fait que des rumeurs circulaient comme quoi les créatures pouvaient supporter de sortir de l’eau pendant quelques jours sans en mourir.


La terre se fendit notamment sur plusieurs kilomètres dans la Forêt de Valrik, donnant naissance à une faille de plusieurs centaines de mètres de profondeur. Certains risquèrent leur vie à y entrer, cependant les seuls qui en sont ressortis ont perdu la parole, sûrement à cause de ce qu’ils ont pu y voir. La forêt n’est plus du tout pratiquée, mis à part par quelques Rasivans.


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Myrilia Dontin, “La forêt de Valrik”,  dessin sur parchemin 


L’incident le plus désastreux fut certainement celui des criquets de Horteron. En quelques jours, des milliers et des milliers de petites créatures s’installèrent dans les champs, détruisant complètement les récoltes. Une partie d’entre elles traversa le pays, passant ainsi par Ratyr avant de rejoindre Lonsel, ravageant une bonne partie des vignes. Ceci causa une famine désastreuse, qui tua des milliers de paysans et d’autres pauvres personnes qui n’avaient plus rien pour se nourrir. Certains qui mangèrent n’importe quoi pour se nourrir tombèrent malade et contractèrent une épidémie qui fût à moitié contrôlée, puisque les malades étaient envoyés loin, vers Orsais.