Noyeur

De Bibliothèque de Volrajh


Le Gobie dit "Noyeur"

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Description
Type Aquatique
Comportement Dangereux
Milieux de vie Cours d'eau
Points d'eau
Régime alimentaire Carnivore
Taille 150cm
Poids 30kg
Localisation
Régions Royaume du Tormont
Grand Duché d'Arkol
Royaume d'Asdrubal
République de Delemeth
Archipel d'Idrezia


Morphologie

C'est un prédateur aquatique qui peut nager suffisamment rapidement pour courser à la nage ses proies, se propulsant à l'aide de sa queue longue d'un mètre. Cette dernière est d'ailleurs munie de quatre nageoires totalement désuètes, bien qu'elle ait un franc succès auprès des consommateurs de viande de qualité.

Après la queue, vient un buste muni de deux paires de bras aux mains palmées dont il s'aide pour se déplacer dans les fonds, près des parois ou pour débuter sa nage, mais encore pour ramper sur la terre ferme. Ces bras sont également son arme la plus redoutable en ce qu'il agrippe ses proies afin de les immobiliser pour les achever ensuite ou dans le cas échéant, de les traîner jusqu'à l'eau pour les noyer. C'est de cette technique que le sobriquet de "noyeur" a été tout naturellement attribué au Gobie par les premiers témoins de ses attaques sur la terre ferme.

Le buste du Gobie se termine par une tête en forme d'ogive, dépourvu de cou, il ne peut bouger la tête sinon pivoter légèrement le buste comme pour la plupart des poissons. Sa gueule est composée de deux puissantes mâchoires munies de trois rangées de dents prête à déchiqueter tout ce qui y passerait.

Bien qu'il soit possible pour un noyeur de s'aventurer sur la terre ferme, il devient difficile de le faire lorsque le jour bat son plein. Les yeux du prédateur ne semblent définitivement pas adaptés à la lumière qu'ils reçoivent une fois hors de l'eau et quelle que soit sa source. Un trop plein de lumière et voila le Gobie désorienté, apeuré, prêt à rebrousser chemin et à se tapir dans l'eau.

Nombre et lieux de vie

Le Gobie est un animal aquatique évoluant dans les eaux douces: fleuves, lacs et autres cours d'eau. Il lui arrive de sortir de l'eau et de se mouvoir sur la terre ferme pendant de courts laps de temps, il a en effet un besoin vital d'hydrater sa peau et doit donc régulièrement s'immerger.

Les régions les plus humides de Volrajh sont donc largement susceptibles de voir leurs points d'eau accueillir cette espèce. Mais elle est loin d'être présente de manière globale et importante. Seuls les plus grands points d'eau sont occupés de manière quasi constante par quelques individus et leurs manifestations restent un phénomène occasionnel, car bien que capable de tuer un humain sans trop de difficultés, le noyeur se suffit largement de sa consommation de poissons et les attaques sont pour ainsi dire assez marginales mais toujours probables.

Le noyeur est également présent, mais de manière moindre, dans les zones marécageuses.

Comportement avec ses semblables

Les Gobies partagent une sorte de nid commun constitué de cinq à un maximum connu d'une cinquantaine d'individus, faisant d'un amas d'algues ou d'un coin d'eau ombragé un repaire mortel.

L'association des noyeurs n'est qu'une mesure d'intimidation face à un potentiel prédateur, autant lorsqu'il s'agit d'occuper le nid que de migrer.

Une fois la saison de reproduction arrivée, s'effectuant tout l'été, les mâles se ruent sur autant de femelles que possible et aucun semblant de couple ou de famille ne se forme. Les femelles donneront la semaine qui suit l'accouplement une ponde d'une bonne centaines d'œufs rouges translucides gros comme des œufs de poules, handicapées par leur instinct de protection des œufs, elles en dévoreront généralement plus de la moitié de la couvée puisque leur temps de chasse se voit excessivement réduit. Une fois sorti de l’œuf, le jeune noyeur ne mesure généralement pas plus d'une dizaine de centimètres et évolue libre et seul pour le reste de son existence.

Vis à vis de l'homme

Le Gobie s'attaque parfois aux imprudents qui ne se soucient pas du danger représenté par une berge ou un marécage la nuit, mais cela reste un fait rare.

L'on pourrait même dire que l'humain est en réalité le prédateur du Gobie, sa pêche, ou plutôt sa chasse, est fréquemment organisée pour satisfaire les plus riches menus des capitales telles que le sont Perchelin ou encore Haut-Lac. La viande consommée est très similaire à celle de l'anguille. Autre denrée luxueuse, les œufs, qui sont en général percés puis gobés crus après avoir été conservés dans de la glace ou un fond d'eau.

Trivia

  • Inspiré des Oxudercinae.