Maréchaussée d'Asdrubal

De Bibliothèque de Volrajh

Histoire

Un détachement progressant dans les bois

Autrefois, Asdrubal était une province divisée en une multitude de petits territoires, tous indépendants, dirigés par différents Seigneurs. Ils se faisaient ouvertement et régulièrement la guerre pour la moindre petite affaires et les alliances n’étaient que très peu fiables. Aussi, certains d’entre eux étaient sous la gouverne de la Republique de Delemeth. Une cause arrivait cependant à les rallier tous : les attaques menées par des mercenaires de l’est. Celle-ci étaient rares, puis, au fil des années, se multiplièrent. Un noble seigneur ayant perdu nombreux de ses hommes lors d’une des attaques réussit à convaincre les autres seigneurs à se joindre une fois pour toute à lui, formant une Royauté, ayant pour principal but de repousser les mercenaires de l’est. Ceux-ci conservaient alors tous leurs droits sur leurs terres, cependant ils ne devaient pas chercher à nuire au roi, devait lever leur troupe en cas de campagne vers le l’est, ou d’invasion ennemi, et pour finir, il devait payer des taxes régulières à la couronne (pas forcément en Dolm).

La politique interne était parfois assez compliquée. Chaque vassal avait un autre vassal qui devait en respecter un autre, puis un autre, et cela à n’en plus finir. Des conflits faisaient parfois leur apparition entre eux, et cela se réglait soit pas la mort ou l’abdication de l’un. Rarement, les deux partis réussissaient à trouver un terrain d’entente. Il eut arrivé tout de même que le roi demande d’arrêter les hostilités, pour des raisons diverses.

Les seigneurs qui désobéissaient à leur suzerain (le roi) pouvaient être accusés et jugés de félonie. Ceux-ci avaient rompu le pacte de vassalité et se voyait leur fief ainsi que tout ce qu’ils possédaient retirer. Certains étaient exilés, d’autres devaient se retrouver un autre seigneur qui voulait bien l’accueillir, et ceux qui avaient commis de plus graves erreurs étaient condamnés à mourir.

Hiérarchie et fonctionnement

La Maréchaussée a, depuis le temps, fortement gagné en expérience. Celles-ci est dirigée par le roi, qui nomme des commandants par région, et qui eux-mêmes forment divers bataillons dans le royaume. En cas de campagne ou d’attaque ennemi, on forme le Conseil de guerre, qui se constitue :

  • Le Roi : Toujours le dernier mots, mène un détachement
  • Les Maréchaux: Conseillent le Roi, mènent un détachement
  • Les Seigneurs : Conseillent le Roi, mènent parfois leurs troupes

La hiérarchie interne est très clairement définie, et se présente ainsi :




  • Le Roi

Il est le commandant suprême de l’armée. En cas d’ordre donné par ce dernier, l’armée peut alors empiéter sur le rang social, en s’opposant en moyen de la force contre l’Eglise et/ou les Seigneurs. Il a beaucoup d’autres affaires à régler, et laisse, sauf en cas de campagne, le pouvoir aux commandants.

  • Les Maréchaux

Ils sont nommés par le roi et se voient attribués une région. Ils se comptent habituellement au nombre de quatre, mais parfois cinq, lorsqu’un commandant spécifique est nommé pour le sud (région de Bronteron). Ils peuvent donner des ordres allant à l’encontre des Seigneurs, mais pas de l’Eglise. Ce rang est réservé aux nobles, ou aux Seigneurs ayant prouvé leur vaillance au combat.

  • Les Commandants

Ils sont nommés par les maréchaux afin de les aider dans la gestion des détachements. Ils commandent donc des bataillons, qu’ils ne peuvent élever contre un Seigneur quelconque, sans l’ordre d’un maréchal ou du roi lui-même. Ce rang est réservé non pas aux nobles mais aux bourgeois, c’est-à-dire les personnes éduquées, qui savent lire & écrire.

  • Les Lieutenants

Ils sont nommés par les commandants, pour diverses tâches ; mener des petites escarmouches, escorter des convois de marchandises, faire du repérage en territoire ennemi, … Ce rang n’est pas réservé à un rang social spécifique. Tout bon soldat qui sait quelles bottes crier peut l’atteindre

  • Les Caporaux

Ils sont nommés par les soldats eux-mêmes. Ils ne servent pas à grand chose, mise à part maintenir la cohésion dans de petites troupes de soldats, allant d’une dizaine à une cinquantaine. Ce sont soit des meneurs qui ont un bon sens de la parole pour convaincre leurs camarades de voter pour eux. D’autres sont des fourbes qui menacent de tuer ou de porter de fausse accusation, afin que l’on vote pour eux.




Les Chevaliers de Praven

Des soldats s'affrontant lors de la bataille

Les Chevaliers de Praven forment un ordre qui a comme fonction principale la protection du roi et de sa cour. Ceux-ci recrutent des écuyers pour s'occuper de leur matériel et de leur monture. Si un écuyer fait bien son travail, son chevalier peur l'autoriser à s'instruire dans une institut martiale, afin qu'il devienne chevalier à son tour. L'anoblissement officiel se fait par le roi, dans la cour de son château, en sachant que jusqu’à présent, les seuls races à accéder à ce rang privilégié furent seulement les Humains et les Kaar-Den.

L'ordre est sous les ordres du roi, et tous ces membres sont au même niveau, il n'y a pas chef. Ils n’ont pas de pouvoir sur les corps armés du Royaume, excepté lorsque ceux-ci se trouvent à la Capitale. C’est eux qui organisent les défenses de la ville et y placent stratégiquement les garnisons. D’un point de vue hiérarchique, ils ont le même rang que les Maréchaux, et donc ne peuvent se faire dicter d’ordre que par le roi.

Il est très rare de voir un chevalier se battre. Quand ils le deviennent, ils ont déjà prouvé leur vaillance par divers actes de bravoure, ou pas des tactiques militaires remarquables. Ils s’entraînent chaque jour intensément, mais son peu présents sur le terrain.


Il leur arrive par contre de temps en temps de défiler dans les rues de la ville avec le roi, ou bien de participer à des joutes. Il en existe un peu partout sur le royaume, qui ont lieu selon le temps et selon les disponibilités des combattants. Les joutes de campagne sont organisées par de petits seigneurs ou pas des bourgeois locaux, qui invitent les combattants de la région. Les plus grandes par contre, les joutes royales, sont organisées une seule fois par année, à la capitale. Le roi y invite des combattants renommés, tous ces seigneurs, ainsi que quelques ordres militaires, dont les Les Chevaliers de Praven. C’est l’une des seule fois dans l’année où l’on peut-être sûr d’en voir combattre. Il faut cependant pour être invité être noble, ou proche ami d’un autre invité..




La Bataille d'Ilstone

Des soldats s'affrontant lors de la bataille

Diverses batailles eurent lieu depuis le commencement des conquêtes, mais la plus célèbre est sans doute celle de Ilstone. La route menant à Bronteron était impraticable pour les charrettes et les chevaux, car il avait beaucoup plu. Les roues restaient coincées dans la boues et les chevaux se fatiguaient trop vite. Un garnison fût alors placée au château afin de veiller sur les minerais qui s’accumulaient de plus en plus, prenant de la valeur. Celui-ci avait des vivres pour quatre semaines, et devait retourner à l’est en même temps que les minerais. Certaines casernes à la frontière ouest ne comptaient presque plus de soldats. En effet le roi menait des escarmouches vers l’est et il avait réquisitionné une bonne partie de la Maréchaussée.

Après un long voyage, la garnison envoyée put prendre un ou deux jours de repos dans le château. Ils furent cependant de courte durée, saccadés par de fausses alertes durant les deux nuits.


En effet des troupes de mercenaires avaient réussi à pénétrer dans le royaume, visiblement en passant inaperçus. Les messagers indiquèrent qu’ils s’agissait d’un détachement venu de l’est, non loin de là où se battait le roi. Les mercenaires avaient deviné que l’ouest avaient été vidé de ses troupes. Ils avaient donc pris la route pour Ilstone, afin d’y piller tous les minerais (voir annotations). Ils étaient quatre à cinq fois plus nombreux, c’est pourquoi la garnison décida de se retrancher dans le château, priant pour avoir assez de vivre et attendant l’arrivée de renforts. Ils n’avaient aucun moyen d’avertir le roi directement, qui se trouvait à l’autre bout du royaume, ils étaient pris au piège.

Plus à l’est, à le Seigneur de Bronteron fût avertit par un messager qui réussit, de nuit, à quitter la forteresse pour chercher de l’aide. Il prépara alors un plan. Il ne disposait plus que de quelques garnisons, la majeure partie étant parties au service du roi. Il fit alors réunir tous les hommes de son fief, guerriers ou non, jeunes ou âgés. Il les équipa avec ce qu’il trouva, des armes parfois rouillées et des tuniques déchirées par endroits. Il savait que les mener au combat les menaient aussi à la mort, mais ce n’était pas son but. Il espérait retrouver là-bas une armée moins nombreuses, afin de les effrayer et de les faire fuir.

Ils se mirent alors en marche, pendant plusieurs jours, tandis que la garnison de Ilstone ripostait par des projectiles depuis les murailles, et s’occuper de réparer les brèches qu’avaient causé les quelques engins de siège que l’ennemi avait fait construire sur place. Le Seigneur de Bronteron arriva de nuit, sans se faire remarquer par l’armée ennemi. Il plaça l’ensemble de ses troupes sur la longueur, au sommet d’une petite pente rocailleuse. Au beau matin, les soldats en contrebas purent remarquer l’arrivée des renforts, qui paraissaient impressionnants. L’on ne voyait pas ce qui se cachait derrière les dix premières rangées, et ils ne pouvaient pas prendre le risque de s’élancer contre les troupes du Seigneur.

Ils commencèrent alors à bouger, tentant de former des positions défensives. Le Seigneur ne leur laissa pas le temps de se mettre en place, et sonna du cor. La garnison du château fit également son apparition, s’élançant contre les troupes ennemis. Celles-ci, malgré les renforts, auraient remporté la bataille haut-la-main si elles avaient affronté les deux armées. Heureusement pour ces deux dernières, les mercenaires n’étaient pas conscients que derrière ces armes & ces heaumes se cachaient de vulgaires paysans. Bon nombres d’entre eux périrent tout de même, mais avec fierté. Le roi reconnut l’acte du Seigneur qui fît le tour du Royaume tout entier. Les minerais restèrent en possession du roi, qui forma alors de nouvelles troupes à la frontière.


* Les troupes contre qui se battaient le roi à l’est était essentiellement des mercenaires dont on ne connaissait pas vraiment le commanditaire. Vu le peu de temps qu’il fallut à ses mercenaires de rejoindre Ilstone, on en déduit qu’il avait été recruté aux frontières du Tormont et du Sarnaï, par des messagers envoyés de l’est. Ils auraient alors emprunté les sentiers de moyenne altitudes et réussi à traverser la frontière asdrubienne, qui ne comptait que très peu de soldats à ce moment là.