Katagisme

De Bibliothèque de Volrajh

Croyances du culte

Philosophie

Le courant Katagiste fait appel à la notion de faute qui s’oppose aux vertus positives incarnées par les Grandes Règles. La confession est essentielle pour tout bon katagiste si il veut retrouver son chemin de foi. Si tous les êtres vivants sont considérés comme des égarés, le culte ne semble toutefois pas évoquer la notion de faute originelle. Comme il est écrit dans l’Errance  : « une errance éternelle attend celui qui ne se repent pas». Si le croyant qui se repent voit ses fautes absoutes, il doit toujours payer pour ses crimes : « les fautes peuvent être pardonnées, mais les crimes doivent être néanmoins punis ». De plus, la religion du Katagog fait appel à la notion d'immortalité de l’essence, les morts sont reçus par le Stichomythie qui portera l'âme voyageuse jusqu'au près du Katagog pour être jugée, puis atteindre la béatitude éternelle et de nouveau être digne d’être utilisée par le Katagog lors de ces nouvelles créations ou au contraire être vouée à l'enfermement, l’égarement dans le domaine des Déïdes avec les reclus de la Création. Katagog domine ainsi toute chose et les Déïdes ont été punis pour avoir voulu prendre le dessus sur la Création. Chaque chose de ce monde est donc une infime partie de cette Création.

Symbolisme

La main est un symbole fort pour représenter le Katagog, elle représente les forces:

  • Créatrice, car tout a été créé de la main du Katagog, c’est elle qui modèle la matière.
  • Destructrice, dans le prolongement de la Création s’inscrivent des événements qui semblent destructeurs ou néfastes, on l’appelle alors “Force Destructrice” bien que ce ne soit qu’un épanchement de la création.

La lanterne est porteuse de lumière et elle guide les égarés vers le bon chemin. Les sanctuaires arborent ainsi ce symbole.

Livres sacrés

L'ouvrage sacré du culte se nomme l’Errance. Il est divisé en plusieurs « livres », notamment le « Livre de l’aube ». Il est d'ailleurs d'usage, pour le fidèle, de ritualiser sa prière en faisant le signe du Sila. L’Errance daterait de l’âge de la Prospérité. Avoir un exemplaire du livre sacré est un privilège et son savoir est réservé aux élites du katagisme. Cependant il existe un poème fondateur que chaque religion connaît, c’est la Volonté Créatrice. Le Livre des Prières sacrées est un recueil de prière.

Organisation du culte

Le culte du Katagog s'officie dans des bâtiments nommés “sanctuaires”, ce sont d’assez grandes bâtisses comportant une section publique, où les croyants sont reçus, et généralement une section privée réservée à ses occupants. Le corps religieux se présente en trois éléments, le personnel d’un sanctuaire, les itinérants et l’assemblée silencieuse.

Personnel du sanctuaire

Ce sont ces représentants du corps religieux que l’on trouve dans les sanctuaire, ils sont les plus nombreux. L’ensemble du personnel du sanctuaire, plus communément appelé “Sanctuo”, peut compter de dix à plus d’une centaine d’individus, d’âge et de sexe confondus.

Les Veilleurs

Ils occupent différents rôles au sein d’un sanctuaire: l’entretient du bâtiment, les rîtes religieux, les prières, la formation des novices et bien d’autres choses... Ils sont directement sous l’autorité de leur Hélarque. Dans certains sanctuos, les Veilleurs ont un titre propre à la fonction qui leur est spécialement attribuée, les Veilleurs guerriers sont appelés Veilleurs d’arme, tandis que les fermiers sont appelés Veilleur champêtre, les Veilleur de foi sont des Veilleurs chargés de corriger les actes peu religieux du peuple ou en désaccord avec les fondements de la Foi. Certains Veilleurs reçoivent également un titre particulier si une certaine place dans la hiérarchie du sanctuo leur est donnée par l’Hélarque.

L’Hélarque

L’Hélarque est le personnage qui dirige le sanctuo d’un sanctuaire. Son rôle est essentiel car il maintient la cohésion du sanctuo, le dirige, le représente aux plus grandes autorités religieuses et décide si les novices sont prêts à devenir des Veilleurs. Il est à l’origine un Veilleur se portant volontaire, il doit alors être élu (ou accepté) par l’ensemble des Veilleurs et démis de cette fonction lorsque la majorité, des Veilleurs à nouveau, manifeste le besoin de changement.

Les itinérants

C’est le nom que l’on donne aux Veilleurs envoyé en missions par l’Hélarque, loin du sanctuaire auquel ils sont attachés. Ils sont envoyés pour diverses raisons, aider un sanctuo en besoin, une mission importante dans les campagnes éloignées…

L’assemblée silencieuse

C’est dans cette assemblée que se joue le gros de la politique religieuse, elle concentre les grands dirigeants du corps religieux. C’est de cette assemblée qu'émanent les grandes directives qui devront être appliquées par les sanctuos, mais aussi les réponses aux grands soucis religieux et le contact avec les dirigeants de chaque nations affichant une politique de foi katagiste. Cette assemblée est donc en possession du plus grand contrôle au sein du corps religieux katagiste.

Formation

On y retrouve près d’une quinzaine de membre, le nombre fluctue selon les situations. Ses représentants, les Silastres, sont le plus souvent des Hélarques renommés, de grandes villes, qui sont appelés à y participer. Ils se réunissent au Grand Sanctuaire de Goligar à Djamurra et sont représentés par le Grand Silastre.

Le Grand Silastre

C’est un membre de l’Assemblée silencieuse, volontaire et élu de cette même assemblée pour la présider jusqu’à sa démission ou sa disparition. Il prend par la même occasion la tête du sanctuo du Grand Sanctuaire de Goligar. C’est à l’origine un Hélarque, comme tous les autres membres de l’assemblée, qui doit céder son poste dans son sanctuo d’origine le temps d’exercer ses nouvelles fonctions.

Grand Sanctuaire de Goligar

Le siège de la foi katagiste se situe à Djamar. A l’époque de l’Empire de l’Est, les premiers empereurs ont fait bâtir un immense sanctuaire au cœur de la ville, sur les hautes falaises là où se situait un vieux templéide condamné par l’oubli. On nomme depuis ce lieu le “Grand Sanctuaire de Goligar”, et c'est depuis cet endroit que le Grand Silastre, chef du culte, dirige depuis lors l’Assemblée Silencieuse.

Le sanctuo de Goligar est de ce fait le plus célèbre, bien qu’il ne soit reconnu comme tel que pour deux raisons, premièrement parce que c’est tout simplement le sanctuo du Grand Sanctuaire et deuxièmement parce qu’il a la lourde charge de le faire reluire en permanence. Fonctionnement Ils se réunissent une fois tous les 6 mois au minimum, ou plus si besoin en est. Les Silastres sont attablés alors que le Grand Silastre se tient debout à son pupitre. Ce dernier préside la réunion, énonce les sujets et les résolutions qui lui viennent à l’esprit, un vote à main levée est alors organisé pour rendre effective ou non une résolution. Aucun mot ne peut être émis par un membre de l’assemblée dite “silencieuse”, toutes les idées reviennent donc au Grand Silastre, cela peut sembler être une faille dans le système, et pour ainsi dire a déjà causé des soucis, mais c’est cette solution historique qui continue de persister.

Liturgie et rites

Sacrements

  • Le baptême consiste à mettre le nouveau né dans une salle close et sans lumière, dite salle du chemin, généralement dans un sanctuaire. Au bout d’une heure le nouveau-né est sorti de l’obscurité et il est alors nommé. Désormais il porte en lui le poids de son existence et connaît son chemin de vie. Il a été en communion avec l’essence du Katagog.
  • Avant le mariage le veilleur qui officiera la cérémonie devra entendre la confession des futurs mariés pour juger si l’union est légitime vis à vis de la Création. La Liaison s’effectue lorsqu’un Homme et une femme, une cérémonie très précise et paramétrée au cours de laquelle le couple se jure fidélité et coopération dans l’adversité. La liaison ne peut être effectuée que par un veilleur et doit être assimilée à un objet ayant une valeur sentimentale forte. Cet objet sera brisé en trois. Un morceau pour l’époux, l’autre pour la femme et le dernier qu’on brule à l’autel, symboliquement, l’objet appartient au grand-tout. Ainsi, le couple est-il lié au Katagog et, s’ils meurent, pourront, s’ils ont été juste et droit, rassembler l’objet qui leur servira de lien dans l’au delà. Si le destin du couple aura été contraire au voeux du mariage, à la mort les amants devront attendre un siècle pour se retrouver avant de connaître le repos dans la paix du Katagog.
  • A la mort d’un katagiste il est de coutume de faire les rites de l’Accompagnement. Dans un premier temps a lieu une toilette funéraire réalisée avec grande pudeur et respect de la personne décédée. On retire les yeux qu’on rince et qu’on bénit pour les conserver dans l’urne, les yeux représentants les organes de la mémoire, c’est le seul organe à ne pas brûler car il est interdit de porter le regard sur le Katagog. Les cavités sont bouchées avec des pierres précieuses ou des billes d’argiles selon la richesse du mort. Le mort est ainsi habillé et on réunit des effets personnels. L’incinération se fait sans fleurs ni couronnes et sans musique en comité restreint. Les cendres sont alors mises dans une urnes avec les yeux, il est de coutume d’enterrer l’urne dans un cimetière. La cérémonie de mise en terre est officié par un veilleur qui honore le défunt et, fait les prières de circonstances, en appellant au Stichomythie pour qu’il guide l'âme vers le Katagog. Certains arrachent une poignée d'herbe symbolisant la résurrection et le fait que le mort quitte son enveloppe terrestre. Si un corps n’est pas incinéré, le voyage vers l’autre monde n’est pas impossible mais il prend plus de temps car l'âme du défunt est condamné à errer sur Volrajh, impuissante face au monde physique et ancré par une souffrance liée à la décomposition de son corps.

Rites

  • Les fautes ne peuvent être jugées que par le Katagog. Cependant, la rémission de ces fautes peut être obtenue par la repentance, la pénitence et l'absolution par la confession donnée au représentants religieux.
  • Au début de chaque cérémonie et prière tout bon croyant fait le signe du Sila qui consiste à emboîter ses mains puis serrer l'ensemble qui sera amené au niveau du front.