Joudeng

De Bibliothèque de Volrajh


Joudeng
Informations
Nom Joudeng du Sarnaï
Naissance Inconnue
Décès Inconnu
Sexe Masculin
Race Déïde
Nation Terres perdues du Sarnaï
Relations et entourage
Faction Guides des Errants
Père Katagog
Activités
Activité Grand Guide
"Et à cet instant, il s'écria à Sanetsuhk avec la voix et la menace propre au tonnerre:

«Ta multitude adorée deviendra l'unité que tu crains !»."

Auteur inconnu, Paroles de Déïdes

Sur le plan divin

Joudeng est un Déïde d'âge moyen. Il fut créé comme tous ses congénères dans un but précis: façonner une partie de la création du Katagog. C'est à cet effet que Gamearas, après l'avoir inspecté, l'expédia auprès des autres Guides des Errants pour qu'il puisse mener à bien sa mission divine, sans qu'il en connaisse le réel fondement.

Vis-à-vis de ses congénères, Joudeng se montre peu amical et semble préférer s'éloigner le plus loin possible des autres Déïdes, soulignant le fait qu'il est en désaccord perpétuel avec eux, ce qui ne l'a pourtant pas empêché de recevoir l'aide de Déïdes plus jeunes durant sa mission sur Volrajh, tels que Tsuhte et Moronmas à qui il demanda de l'aide.

On lui sait une grande rivalité avec Lubine du Tormont, qui a longtemps cherché à réduire à néant son travail sur les peuplades du Sarnaï.

Sur le plan terrestre

Joudeng n'est connu que des gens originaires du Sarnaï, il ne s'est jamais montré à des individus ne provenant pas des terres froides et est reconnu de ces dernier comme le premier enfant de Kahel.

Représentation

Joudeng prit soin de n'apparaître aux yeux de la Création que sous une et unique forme, celle d'un Aigle géant au plumage noir et aux bec et serres d'or. L'oiseau, plus haut qu'un homme d'une tête, a une envergure impressionnante de par sa taille. Le plumage intérieur de ses ailes qui représente un cosmos lointain, mouvant et étoilé qui happe le regard et apaise.

Attributs

Les gens du Sarnaï ont pris soin d'apparenter certains éléments à ce Déïde.

  • L'Aigle géant, l'animal lui même qui arpente les cieux des terres perdues.
  • La Stèle de Joudeng à Halmar, après sa disparition, les gens de la ville entretinrent le mythe selon lequel il aurait un sommeil éternel dans le monolithe.
  • On lui attribue également le sifflement du vent, rappelant son approche historique des premiers individus, on dit aujourd'hui qu'il se remémore l'instant dans un rêve et chuchote dans son sommeil de pierre.

Actes sur le réel

Joudeng, après avoir pris conscience de sa mission, arpenta Volrajh sous la forme d'un léger vent a la recherche de gens susceptibles de créer une véritable peuplade. Le Grand Guide tomba plus d'une fois en désarrois, arrivé dernier parmi les Guides des Errants, le choix n'en était plus vraiment un et il lui fallait se contenter du peu d'individu isolés qu'il restait à ce jour.

Ses pérégrinations venteuses le menèrent jusqu'au Sarnaï, où, ébahi par la vision d'une petite famille qui luttait contre le froid, compris ce qu'il lui restait alors à faire.

Joudeng tenta de s'adresser aux petits humains, mais le léger sifflement venteux qu'il utilisait ne leur paraissait être rien de plus que le vent. Il suivit alors les individus, tout en les observant, jusqu'à ce qu'un événement se produise: la petite famille s'affola à la vue d'un Aigle géant dans le ciel. C'était pour lui la façon idéale d'attirer leur attention.

Après que l'oiseau se trouvait éloigné, Joudeng s'éleva dans le ciel, en adopta une forme assez fidèle et redescendit vers ses protégés. Lorsqu'il se posa au sol, ailes repliées et le regard sur eux, il provoqua la même panique que précédemment et du alors trouver un stratagème pour calmer leur tétanie. Il déplia ses ailes et teinta ses plumes intérieures d'une couleur bleue et sombre comme l'est le cosmos et la parsema par endroit d'étoiles. La scène mouvante apaisa comme il l'attendait les petits humains.

Leur apprivoisement ne dura pas longtemps et il marcha des jours durant avec eux, les protégeant du froid la nuit et les nourrissant. Petit à petit, au fil des ans, la famille s’agrandit et la seconde étape s'annonçait.

Il fit appel à deux congénères, Tsuhte et Moronmas pour apporter aux petits humains ce dont ils avaient besoin. Le premier leur fit le don de la langue d'Azhmer et de certains savoirs anodins, le deuxième leur enseigna fidèlement l'existence de Katagog et ses principes. Mais l'effort des deux Déïdes ne perdura pas et se vit très largement déformé.

Des années plus tard encore, la famille prit la forme d'une peuplade apte à se débrouiller, ils étaient les premiers sarnais. Mais certains, en appétit de responsabilités et de pouvoir s'avançaient vers Joudeng avec toujours plus de réclamations qu'il devait refuser...
Un individu en particulier selon la légende, une femme du nom de Sanetsuhk, se présenta à Joudeng et lui demanda de lui céder une partie des sarnais pour aller s'établir ailleurs, ce qu'il refusa évidemment. Mais Sanetsuhk persistait et organisa un jour une échappée: elle partit durant une nuit, alors que Joudeng dormait, avec d'autres sarnais.
À son réveil, Joudeng, accablé, prit son envol et se mit à la poursuite des fuyards qu'il ne tarda pas à retrouver. Fondant sur eux, il saisit Sanetsuhk avec le bec et les autres avec les serres et, pendant qu'il effectuait le trajet, changea lentement ces parties de son corps en or. De retour parmi les autres, il aligna les fuyards dos à un grand rocher, Sanetsuhk s'écria que maintenir les sarnais entre eux était une ineptie, fou de rage, Joudeng répliqua, dépliant ses ailes et provoquant un grondement orageux dans le ciel, il énonça alors une phrase qui retentit encore aujourd’hui, apaisa les fuyards et effraya les autres, puis, le ciel cracha un éclair qui fendit le rocher pour y tailler une colonne au contour peu précis.
À cet instant, il ordonna aux fuyards de prendre marteaux et burins et de graver sur la colonne les grandes lois qu'il énonça par la suite.

Cette suite d'événements amenèrent donc un certain ordre auprès des premiers sarnais, la Stèle de Joudeng fut alors érigée à l'endroit où Halmar allait se bâtir et l'avènement du Sarnaï débuta dignement.

Quelques temps après, des événements similaires se produisirent à nouveau et Joudeng découvrit que ce fut l'oeuvre de Lubine qui s’efforçait d'éloigner les sarnais de son autorité. Joudeng répliqua de manière violente, la battant et l'informant de son bannissement des terres du Sarnaï.
Mais cette défaite n'intimida pas réellement Lubine qui s'y reprit encore et encore, toujours empêchée par Joudeng et son caractère protecteur.

Légendes