Désert Ofonide

De Bibliothèque de Volrajh


Désert Ofonide
Chef-lieu Ofohmar
Nation Terres perdues du Sarnaï
Démographie
Gentilés Ofonide
Population avant cataclysme 30 000
Population après cataclysme 3 000
Géographie
Villes Ofohmar
Jostabar


Carte

Territoire

Le Désert Ofonide est une région du Sarnaï, limitée par le Khanat Fetnah à l'ouest et par le Hatnen à l'est. La région est également délimitée par deux importantes frontières naturelles, il s'agit des Hauts Pics au nord et de la Cordillère de Marondil au sud, la région s'étend en effet jusqu'aux limites de ces deux éléments du relief.

C'est un territoire réputé au sein du Sarnaï pour ses températures froides et difficiles à vivre, mais aussi pour les redoutables khanats qui s'y trouvent et qui généralement résistent à l'autorité du Grand Khanefet. Ailleurs sur Volrajh, le Désert Ofonide est une notion complètement inconnue.

Relief et climat

Le relief est majoritairement composé de vastes steppes au sol gelé et de temps à autre, défiguré d'une imposante crevasse, résultat de l'effondrement d'une galerie souterraine d'origine volcanique. Certaines de ces steppes sont vallonnées au point de parfois accueillir un glacier et ce non loin d'épaisses couches de glace qui sont en réalité les fossiles gelés d'anciens lacs.

Au beau milieu de la région trône le mont Linaï. C'est un très vieux volcan dont l'activité a été très faible ce dernier millénaire. Dans sa courte zone, le sol est plus chaud et de ce fait, plus facile à vivre qu'ailleurs dans le désert. On ne lui compte pas d'éruption suffisamment récente pour éveiller les ofonides du danger, pourtant, une faible trombe de gaz s'échappe continuellement de son sommet par des cheminées inaccessibles.

Enfin, au sud, les Lacs Susaï trônent au pied de la Cordillère de Marondil. Ce sont de grandes étendues d'eau, préservées de la glace par la chaleur qui se dégage du sol volcanique. Les Lacs Susaï sont parfois nommés "oasis du froid" et ceux qui en jouissent le plus sont très certainement les habitants de Jostabar.

Du point de vue climatique, le Désert Ofonide voit souvent la neige tomber assez faiblement, hormis durant les saisons chaudes où les précipitations se font littéralement oublier, mais quoi qu'il en soit, la chaleur n'est jamais assez forte pour amener la fonte totale des glaces. Lors des saisons froides, d'épaisses couches de neiges peuvent tomber et renforcer les nombreux glaciers du Désert Ofonide.

Faune

La faune du Désert Ofonide peut se laisser penser être inexistante, mais c'est en réalité tout à fait faux. Les terres sont souvent parcourues par des troupeaux de Dadous qui suffisent amplement à nourir les khanats les parcourant. Il y a également une présence, certes moindre, d'Abruis et autres Bilquets. Le Désert Ofonide est également l'habitat de quelques prédateurs, Boulquins et autres Ours blancs.

Les Lacs Susaï abritent une faune unique représentée par le Otson, largement chassé, ainsi que par le Sarmag, nettement moins approché par les chasseurs. Les lacs sont également une véritable réserve de poissons d'eau douce, très souvent pêchés.

On y retrouve également quelques animaux domestiques que transportent les khanats: Chèvre, Chameuille, Cheval.

Il ne faudrait surtout pas oublier de signifier la présence, bien qu’extrêmement rare, de grands prédateurs tels que l'Aigle géant ou le Griffon.

Flore

Les terres froides du Désert Ofonide ne permettent pas à la végétation de proliférer, les terres glacées ne peuvent que se vanter de voir survivre difficilement de faibles et fragiles mottes d'herbes, de la présence de quelques mousses et autres racines très peu présentes.

Par contre, les terres réchauffées au pied du Linaï présentent une flore plus abondante. Conifères et buissons y prolifèrent, de même que quelques champs peuvent voir le jour autour d'Ofohmar.

Les Lacs Susaï, eux, offrent également quelques possibilités à la flore qui voit alors pousser de nombreuses algues et plantes aquatiques, mais aussi de grands espaces occupés par des feuillus au pied de la Cordillère de Marondil.

Sols

Les sols du Désert Ofonide sont pratiquement épargnés de tout centre d'excavation à l'exception des environs d'Ofohmar où de petites carrières de pierre se forment pour les besoins de la ville.

Le gros de l'activité minière se déroule à l'ouest des Lacs Susaï, le long de la Cordillère de Marondil. Dans cette petite zone, les sols sont très ferrugineux et voient donc de multiples exploitations fleurirent ainsi que des forges.

Organisation politique

Le Désert Ofonide et ses habitants sont censés, comme l'entièreté du Sarnaï répondre de l'autorité du Grand Khanefet, mais ce n'est que rarement le cas et les khanats ofonides préfèrent bien souvent se rallier aux dirigeants de Ofohmar ou de Jostabar. D'ailleurs, les ofonides ne se lancent que très rarement dans la course au pouvoir face aux habitants du Khanat Fetnah et restent en règle générale assez hors de cause au sein des Conflits du Fetnah.

La région connait deux épicentres d'activité: Ofohmar, son chef-lieu et ses terres généreusement épargnées du froid par le Linaï. Et les bassins des Lacs Susaï, abritant la ville de Jostabar, les environs étant eux aussi épargnés du froid.

Entre eux, les ofonides ne se montrent pas réellement combatifs, préférant généralement s'ignorer ou se nier. Tout autre sarnais peut s'attendre à un comportement très similaire. Cependant, les gens de Khanat Fetnah sont au plus souvent repoussés pour peu que ces derniers tentent d'imposer leur pouvoir aux ofonides et les plus septentrionaux du Sarnaï. Le cas des gens de Hatnen est tout autre, en conflit ouvert depuis plus de deux siècles, les hatnis ne sont tolérés que pour certains cas de figures religieux.

Villes et villages

La majeure partie des habitants du Désert Ofonide se concentrent autour du mont Linaï et des Lacs Susaï. Deux villes se sont donc naturellement formées dans ces zones précises.

  • Ofohmar, au pied du Linaï c'est la plus grande ville du Désert Ofonide et de ce fait l'épicentre d'activités de la région.
  • Jostabar est une modeste ville située au bord des Lacs Susaï, c'est un relais pour l'activité minière et bien d'autres choses dont l'exploitation évidente des lacs.

Certains khanats nomades installent des camps temporaires mais ceux-ci ne tiennent généralement pas longtemps, les conditions de vies faisant qu'il est ardu de s'installer ailleurs qu'autour des deux villes.

Garnison locale

Ofohmar possède ses propres défenses et ses dirigeants veillent à entretenir une force armée pour la sécurité de la ville. Sinon ceci, aucune défense autre que les quelques guerriers ofonides au sein de divers khanats ne peut défendre les terres ofonides.

Économie locale

Les ofonides ne sont pas aussi prospères que leurs voisins de l'ouest, au Khanat Fetnah. Les khanats nomades sont contraints de s'approvisionner régulièrement aux villes et les villes elles mêmes ne peuvent se suffire. Les ofonides entament souvent de grands voyages vers le Khanat Fetnah afin d'y troquer ce qui pourrait leur faire défaut.

Société locale

Les habitants du Désert Ofonide sont nommés les "Ofonides". C'est la deuxième région du Sarnaï la plus peuplée et aucun de ses habitants ne déroge à la culture typique sarnaisse.

Facettes locales du culte

Comme partout dans le Sarnaï, le Kahelisme est la seule religion présente et ce en tout lieu habité grâce au travail des Sethnums, elle est ainsi partagée par tous, sans exception aucune.

Le centre historique du Kahelisme, le Sanhkahel se trouvant à Halmar, les khanats ofonides sont tous contraints d'entreprendre un jour ou l'autre un long périple vers le Khanat Fetnah pour les besoins religieux.

Le Cataclysme

Le Cataclysme se fit rude comme partout ailleurs dans les terres du Sarnaï mais tout particulièrement meurtrier pour la population du Désert Ofonide qui se vit réduite au dixième de ce qu'elle était auparavant.

Impact du Cataclysme

Les prémices d'un Froid de Joudeng annonçaient des temps compliqués à venir et ce dès l'an 1004. La première réaction des ofonides fut de se diriger massivement vers Ofohmar et Jostabar, pensant que ces deux lieux épargnés du froid pouvaient y persister, tandis que d'autres partaient déjà pour se rendre dans le Khanat Fetnah. Les ofonides réfugiés dans les régions plus clémentes ne demeurèrent que peu de temps à l'abris, puisque dans les années qui suivirent, le Froid de Joudeng s'intensifia de sorte que même les endroits plus chaud se virent frappés du froid. Ailleurs dans le désert, couches de neiges et de glaces rendaient la région impraticable et se changea en la dernière demeure de nombreux khanats pris au piège dans la glace.

Près de 20 000 personnes périrent par le froid et les famines qu'il créa, soit plus de la moitié de la population du Désert Ofonide. Pour le reste, plus de 5 000 ofonides parvinrent à rejoindre Khanat Fetnah qui se montrait plus vivable.

Actuellement, les deux grandes villes du désert sont de fantomatiques labyrinthe où errent quelques sarnais en proie au désastre, à la faim et aux maladies.