Déïsme

De Bibliothèque de Volrajh

Croyances du culte

Philosophie

Le courant Déïste fait appel à la notion de pardon vis à vis de ses propres fautes mais aussi celle d’avoir condamné les Déïdes à s’éloigner de la Création. En effet un déïste pense que c’est de la faute des terrestres si les Déïdes ont été corrompus par des pulsions physiques comme l’avidité. L’ensemble de ces fautes s’opposent aux vertus positives incarnées par les Grandes Règles. C’est une religion basée sur la culpabilité ainsi la confession est essentielle pour tout bon déïste si il veut se racheter. Les déïstes sont ainsi convaincus que si ils expient leur fautes tout en conservant le souvenir des déïdes ils pourront redorer le blason des déïdes aux yeux du Katagog. Le culte déïste vénère le Katagog. Si tous les êtres vivants sont considérés comme des potentiels fautifs, le culte apporte une grand important la notion de faute originelle, celle d’avoir conduit les déïdes à l’errance. Comme il est écrit dans la Déléiade  : « La chair aime la corruption, la chair a le droit de se corrompre mais la chair ne doit pas souiller le divin une nouvelle fois. ». Si le croyant qui se repent voit ses fautes absoutes, il doit toujours payer pour ses crimes : « les fautes peuvent être pardonnées, mais les crimes doivent être néanmoins punis ». De plus, la religion déïste fait appel à la notion d'immortalité de l’essence, les morts sont reçus par l’ensemble des Déïdes qui ont pour charge de guider l'âme du mort, soit vers une autre Création du Katagog ou les déïdes sont légitimes pour y revivre en harmonie, soit d’être condamné à souffrir dans l’Itinérance, domaine perdu des rejetés de la création.

Symbolisme

Organisation du culte

Le culte des Déïdes s'officie dans des édifices nommés temples, ce sont d’assez grandes bâtisses comportant une section publique, où les croyants sont reçus, et une section privée réservée à ses occupants. Le corps religieux se présente en deux éléments, le personnel d’un temple et les bardes déïdiques. Contrairement au Katagisme, il n’y a pas de haute institution qui gère la direction globale des temples. Toute la gestion se passe au niveau local, principalement au niveau des déïdes représentés dans le temple. Ainsi, d’une région à une autre, les déïdes représentés sont différents. De manière générale, on remarque que des déïdes sont plus populaires que d’autre ce qui se ressent dans les autels présent dans les temples. Même si chaque déïde est une entité à part entière, une tradition dans les rites et le corps religieux s’est installée au fil des années ainsi les coutumes déïstes sont similaires d’une région à l’autre.

Templeïde

Durant la grande discorde, des déïdes sentant leur défaite et leur exclusion de Volrajh venir, eurent l’idée de dresser leurs derniers retranchement dans ces quelques temples particuliers. En effet, ce sont les seuls lieux qui permettent aux croyants d'interagir directement avec les déïdes et inversement. Ils sont très rares et leur efficacité est très peu visible. A terme, le culte qui y est voué peut amener plusieurs choses à un déïde: lui permettre de communiquer, d’apparaître et peut être même de revenir sur Volrajh.


Personnel du temple

Le Haut Deleïste

Essentiel à la bonne gestion du temple, il est élu par ses confrères lorsque le précédent meurt ou quitte son poste ou lorsque les Deleïste sentent le besoin de changer de Haut Deleïste. Car un Haut Deleïste peut tout à fait quitter son rôle de religieux pour autre chose. C’est lui qui décide quels déïdes peuvent avoir un autel au sein du temple, souvent à la demande du peuple. Le Haut Deleïste est généralement très écoutés et il est dit que les déïdes s’adressent plus facilement à lui.

Les encenseurs

Ils s’occupent d’une grande partie des rituels, on dit qu’ils ressentent mieux les influences et les demandes des déïdes. Ils connaissent la symbolique et les particularités de tout les encens différents.

Les deleïstes

Les deleïstes sont les religieux de base du temple, c’est eux qui font vivre le temple, ils s’occupent de la maintenance du temple et aident les croyants lorsqu’ils en ont besoin. Ils sont généralement d’une grande écoute et de bon conseil pour les offrandes et les prières.

Bardes déïdiques / conteurs

Ils vont de temples en temples ou de villages en villages conter les histoires de déïdes afin que les histoires traverses les décennies sans que personne n’ait besoin d’apprendre à lire. Souvent accompagnés de bardes musiciens pour rendre les histoires vivantes. Ils sont particulièrement appréciés des enfants et les spectacles des raconteurs réunissent toujours beaucoup de monde.


Les ordres

L’Ordre des prieurs

C’est une branche radicale du déïsme qui est assez récente et qui opère qu’au Royaume d’Asdrubal. Une légende raconte que l’origine de la création de l’ordre vient d’un déïde qui aurait eu pour but de promouvoir la vrai manière de croire. L’Ordre des prieurs fut au début qu’un simple regroupement qui a rapidement prit de l’importance, principalement en développant une faction militaire au sein de l’ordre. Après une bataille sanglante où le roi perdit la vie, ils furent reconnu comme religion représentante du Royaume d’Asdrubal.



Liturgie et rites

Rites

  • La cérémonie des offrandes s’organise habituellement tout les deux mois, ou lorsque la collectivité veut demander de l’aide à un déïde. Un grand nombre d’offrande est offert aux déïdes représentés dans le temple, on y retrouve des objets du quotidiens, de la nourriture mais également des bêtes que l’on va sacrifier. Si, lors de cette journée, des croyants veulent faire des offrandes à un déïde qui n’a pas d’autel dans le temple, ils peuvent aisément mettre en place un autel de fortune qui servira uniquement pour l’occasion. Les croyants peuvent faire des offrandes n’importe quand, il n’y a aucun besoin d’attendre la cérémonie, cependant, ne pas faire d’offrande ce jour là est considérer comme une grave manquement.
  • Le passage dans la salle des murmures. C’est une pièce plongée dans l’obscurité dans laquelle les déïdes nous chuchotent, il y a tant de voix qu’il est difficile d’entendre ce qu’elles ont à dire. Pas rare sont ceux qui y restent des heures entières à essayer de comprendre. Les prieurs se plongent dans la salle des murmures en quête d’une réponse à leurs interrogations les plus profondes, un indice pour leur avenir. Il y a tout un rituel avant de rentrer dans la salle, le prieur est déshabillé, il ne gardera qu’une simple toge qu’il enlèvera à l’intérieur de la salle. Les encenseurs l’encenseront avec diverses plantes et lui feront manger une herbe aidant à l’éveil des sens. Il doit toujours n’y avoir qu’une personne dans la salle.
  • Lors du rite pour les morts, un disciple d’Elithar le Tisserand fera appel à lui pour créer les liens entre le monde terrestre et celui des déïdes afin qu’il n'errent pas sur Volrajh. Ce rite est principalement pratiqué dans le Royaume du Tormont car Elithar a particulièrement agit en ces terres. Le rituel consiste à faire brûler le corps nu lavé et recouvert d’une huile inflammable de qualité et rareté dépendant de l”origine sociale du mort. Il est de coutume d’ajouter au combustible de nombreuse plante odorante pour masquer au mieux l’odeur de la chair brûlée. Durant toute la cérémonie des prières, chants sont adressé à Elithar puis les cendre sont récupérés et les proches du défunt peuvent en disposer comme bon leur semblent auquel cas elles sont dispersées au vent. Si un corps n’est pas incinéré, le voyage vers l’autre monde n’est pas impossible mais il prend plus de temps car l'âme du défunt est condamné à errer sur Volrajh impuissante face au monde physique et ancré par un souffrance lié à la décomposition de son corps.
  • Lors d’une naissance, après que le bébé soit nettoyé, il sera amené à un autel où une prière sera faite pendant que les encenseurs dessineront des symboles sur le bébé à l’aide d’un baume pour qu’il puisse s’ouvrir au monde abstrait des divinités. Une fois la cérémonie terminée, l’enfant est posé, seul, dans la salle des murmures pendant quelques minutes avant de pouvoir retourner à ses parents. C’est à ce moment là qu’il crée ses premiers liens avec les Déïdes, c’est aussi une manière de présenter l’enfant aux divinités.

Prières

Il n’y a pas de réelle organisation de la prière, les gens vont et viennent dans les temples pour prier les déïdes qu’ils veulent. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être dans un temple ou dans une situation particulière pour faire appel aux déïdes. Allant de la simple phrase à la demande de grande importance accompagnée d’une offrande, les prières sont très communes. On dit que pour qu’une demande fonctionne, il faut prier le déïde en question longuement et intensément, s’aider d’offrandes et même parfois essayer de prouver sa valeur au déïde.

Histoire