Balifort

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Balifort
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Informations
Forme de l'État Cités indépendantes
Régent WIP
Capitale Aucune
Langue Azhmerien
Religions Déïsme
Katagisme
Démographie
Gentilés Baliféen / Baliféenne
Population avant cataclysme 600 000
Population après cataclysme 250 000~
Économie
Type d'économie Troc
Monnaie
Géographie
Région [[]]
Villes Carcolle
Telmarée
Andeau
Archaroc
Forvent
Tangaal
Baldaar


Carte

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Territoire

Balifort est une île de grande taille, se situant au large des côtes Est du continent. Autrefois très boisée, composée d’arbres géant, d’enchevêtrements d’épineux et de broussailles denses rendant tout déplacement pénible et dangereux. Proche du centre de l’île, dort un vieux volcan, érodé par les âges et recouvert de végétation. Sa colonisation par les hommes, il y a plus de cinq siècles à progressivement changé la topographie de l’île.

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Aujourd’hui, Balifort est composée uniquement de villes portuaires, installées dans des criques facilement défendables, huit villes côtières de taille différentes cerclent les côtes de l’île. Grâce à l’inépuisable ressource du bois, les hommes ont peu à peu dégagé des clairières et plaines cultivables sur la forêt, libérant des espaces autour des cités pour la culture et l’élevage qui restent cependant insuffisant à l’autonomie de leur nation. Bien loin de contrôler leur territoire, tout le centre de l’île reste un endroit hostile et assez inexploré, véritable cirque de bêtes ou créatures dangereuses et méconnues, cachées et retranchées dans l’enchevêtrement épais d’épines et de branches. Pour communiquer et commercer entre les différentes cités, les Baliféens ont tout d’abord usés de leur savoir maritime pour longer leurs côtes, relativement calme et très peu dangereuses. Quelques centaines d’années après la colonisation, des routes côtière sont nées : longeant la côte et mordant parfois sur les plages, celles-ci se sont peu à peu améliorées et entretenues pour faire prospérer l’unité globale des cités portuaires.

D’un point de vue maritime, Balifort est une forteresse naturelle : Entourée de falaise possédant de rares criques pour la plupart occupées, l’île est protégée de l’Ouest par un courant maritime entre l’archipel d’Idrezia et la pointe de Djamurra. Rendant la navigation difficile aux marins qui n’en connaissent pas la nature, le courant marin est nommé « la Dame aux deux robes » par les Baliféens, car celui-ci revêtirait l’attitude d’une femme capricieuse : En marée haute, le courant fort est chaud, venant de la mer libre ; en marée basse, le courant est inversé et plus dangereux encore : un reflux froid venant des eaux glacés du Lohikarme, au nord Est.


Lois et Organisation politique

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Balifort est une île où règne une hiérarchie très bien installée et pérenne. Au plus haut de l’échelle se trouve les Régents et leurs familles, ils sont au nombre de huit, c’est à dire qu’ils contrôlent chacun la régence d’une cité portuaire et se réunissent parfois en une assemblée pour, face à une crise majeure, s’entendre quant à une directive générale afin de préserver la souveraineté de leur nation. Balifort n’est donc pas véritablement une nation unie, chaque Régent gouvernant sa cité comme il l’entend et les lois peuvent changer selon qu’on se trouve dans le sud ou le nord de l’île. Un Régent n’est pas nommé à la tête de sa cité par vote ou descendance, mais par influence et pouvoir. Leur régence se transmettant bien souvent dans le cercle familial, rien n’empêche pourtant qu’un prétendant puisse faire valoir ses droits à la succession d’un régent, mais la réalité brise les rêves de gloire : Chaque famille régente, possédant un pouvoir presque illimité au sein de sa cité, s’assure qu’aucune autre famille ne puisse avoir assez de pouvoir pour leur faire de l’ombre. Les quelques changements de famille régentes connus ont toujours étés influencés par le pouvoir d’un Régent voisin, soutenant la cause d’une famille qui lui serait bien plus profitable.

Ensuite, viennent les Armateurs, riches marchands ou vieux corsaire ayant fait fortune et maintenant retirés, ils sont liés au Régent d’une cité dans laquelle celui-ci leur accorde des parts de son port où ils pourront mettre à flot ou amarrer leurs navires. Les Armateurs possèdent une position privilégiée pour assurer leur commerce, ils possèdent un ayant-droit venant directement de leur Régent, leur permettant ainsi d’user d’une partie d’un port pour faire fructifier leurs affaires. Le contrôle des ports étant exclusivement accordés aux Armateurs, ceux-ci ont rapidement agrandi leurs entreprises : De simple fabricants de navires, ils se sont rapidement tournés vers le commerce des marchandises rapportées par leur navire qu’ils investissent dans de nouveaux navires de guerre ou de commerce pour accroître leurs possessions. Les Armateurs, de par l’importance de leur influence et leur commerce, sont les principaux dangers quant à la succession d’un Régent et celui-ci n’hésite pas à user de son pouvoir pour créer des dissensions entre les différents Armateurs de sa cité, afin d’assurer sa pérennité sur le port.

Les Armateurs]] ont sous leurs ordres des Corsaires, aussi nommés, pour les plus glorieux « Les seigneurs des mers » car ceux-ci composent la plus haute autorité une fois au large des côtes. Capitaines d’élite, ceux-ci ont prouvés leur savoir-faire en pillant ou en menant à bon port de riches cargaisons, ils commandent un ou plusieurs navires de l’Armateur auquel ils sont affiliés. Ils sont responsables de la bonne tenue et de l’ordre sur le navire, s’enrichissant sur les parts prélevés à chaque butin qu’ils ramènent au port, les Corsaires arrivent bien souvent à racheter leurs navires à leur Armateur. À Balifort, aucun Corsaire ou capitaine de navire ne peut se détacher de la hiérarchie imposée, sans régent, aucun armateur, sans armateur, aucun port ou s'amarrer pour réparer ou vendre la cargaison de son navire. Ainsi, les Corsaires sont bien souvent les jouets dociles de leur hiérarchie qui possède un pouvoir de soumission considérable. Cependant, les Corsaires reconnus en mers bénéficient bien souvent d’un pouvoir de pression sur leur hiérarchie : La concurrence et le changement d’affiliation, sont largement permis sur l’île, un Corsaire possédant ses navires peut librement rejoindre les bords d’un Armateur ou régent lui assurant bien plus de bénéfices. Il n’est pas rare qu’un Armateur face le fruit d’un démarchage agressif pour céder un de ses Corsaire reconnu.

Le reste du peuple de Balifort est composé d’artisans ou de commerçants prospérant sur les cultures ou le commerce de bois dans les terres, ou bien d’une grande partie de marins et de guerriers oeuvrant sur les navires de guerre ou de commerce. Bien qu’un Baliféen puisse s’enrichir avec le commerce terrestre, celui-ci ne pourra jamais rivaliser avec la hiérarchie stricte qui gouverne le commerce des mers, dont l’adage bien connu est : “Obtient la gloire de la mer, vient alors les richesses de la terre”. Ainsi, Balifort est basée principalement sur le culte de la réussite, où le bas peuple vis à travers ses Corsaires reconnus, victorieux en mers, qui deviennent parfois Armateurs et prospèrent enfin sur terre pour assurer la pérennité de leur commerce et, par de rares occasions, planifier pour devenir Régent.


Armée

Balifort ne possède aucune armée régulière, cependant, son peuple, majoritairement sur les mers, reste très guerrier et organisé par les hiérarchie de l’île. Ainsi, il n’est pas rare de dire que chaque régent possède sa propre petite armée, à la différence près que celle-ci, dans une situation désastreuse, est susceptible de se détourner de lui, n’ayant aucun contrat d’honneur ou d’obéissance envers lui.

Ainsi, Balifort à longtemps régné sur les mers, faisant concurrence aux Armada des puissances maritimes environnantes, mais l’île souffre également de son manque de cohésion qui rend impossible toute opération maritime n’ayant aucune fin lucrative. De plus, chaque marin reste bien souvent fier de son appartenance, n’hésitant pas à tout mettre en oeuvre pour surpasser l'équipage d’un autre navire Baliféen qui ne serait pas lié au même régent ou armateur. Entre concurrence et haine dangereuse, il n’est pas rare que deux équipages règlent leurs comptes en pleine mer, hors de la vue de leur hiérarchie, pour des différents divers et variés, mais bien trop souvent liés à la réussite en mer de l’un, face à la piètre performance de l’autre équipage.

Dans de rares cas, lorsqu’une menace ou une opportunité intéressante se présente, l’ont peu assister à des unions temporaires entre différentes flottes d’armateurs ou même de Régents, liés à un objectif commun : se protéger ou prospérer. Ces actes sont relativement rares dans la mesure où Balifort ne connaît presque aucun danger imminent sur les mers et que les convois commerciaux gorgés de richesses et bien défendus ne sont bien souvent pas attaqués : Les Baliféens sont audacieux et courageux, mais leurs Corsaires n’hésitent parfois pas à laisser passer une chance si le risque de perte est trop grand.


Économie

Avant le Cataclysme, l’économie de Balifort était, contrairement à ce que l’on pourrait penser, assez variée. À l’intérieur des terres, la plupart des habitants vivant de l’activité terrestre se nourrissent de l’agriculture ou de l’arboriculture, alimentant ainsi les villes portuaires les plus proches. Quelques rares bêtes d’élevage sont présentes au sein des fermes, mais celles-ci demeurent rares ; L’élevage prend de la place et utilise l’eau des rares points d’eau potable de l’île, les villes ont depuis bien longtemps choisi de favoriser les cultures ou la chasse des monstres imposants qui infestent les landes boisées du centre de l’île.

Sur les côtes, et principalement dans les villes portuaires, l’artisanat du bois s’est développé : les navires ont constamment besoin de rénovations. Ceux ne vivant pas du travail de la terre ou de l’artisanat sont, pour la majorité, aux crochets des Régents et des Armateurs. D’une manière plus minoritaire, l’activité économique prospère également dans la chasse forestière, les Baliféens, face à la menace constante de ce qui infeste leur île, ont développés des techniques de chasse efficace permettant de mettre à terre des bêtes carnassières de taille imposante, apportant une source importante de viande. Enfin, en mer, la pêche est l’apport principal de viande, dominant largement celui de la chasse. La pêche se fait normalement dans les eaux côtières, où les dangers et les courants sont relativement mineurs. N’ayant pas de navire de taille assez imposante, a l’image des Corsaires, les pêcheurs qui s’aventurent dans les eaux profondes sont rares et les noms des plus connus sont souvent associés à des prises épiques et dantesques de créatures marines qui infestent le large.

Balifort n’est pas réellement une nation pirate, sa diplomatie envers les pays avoisinant ses mers détermine activement le commerce de la nation. La réunion de chaque régent, chaque mois, sert à traiter et débattre des perspectives économiques ainsi que des relations économiques avec les nations voisines. Profitant de sa supériorité militaire, Balifort possède un argument de pression pour nouer des relations de protectorat maritime sur les flottes marchandes des pays de la côte, comme Djamurra ou Daremar. Profitant en retour d’une route commerciale prioritaire sur leur île afin de bénéficier des matières premières en carence, chaque capitaine Baliféen possède une liste de nations dont les navires ne sont pas à piller ou à aborder. En revanche, tout navire en mer n’ayant pas noué de protectorat avec Balifort, est susceptible d’être abordé par les Corsaires de l’île.

En somme, l’économie maritime de Balifort est directement reliée à ses relations diplomatiques, les nations alliées étant susceptibles de demander une escorte de leur convoi ou bien de partir en chasse d’un navire pirate indépendant particulièrement tenace. À ce titre, Balifort est souvent nommée par les continentaux comme “l’île mercenaire” en raison de son peu de regard sur les activités de tel ou tel pays, tant que l’or promis est acquis.

Pour finir, le commerce avec les autres nations est généralement basé sur le troc. La faible présence de minerais sur l’île fait des métaux, et autres outils en étant composés, comme étant le produit le plus recherché par les marchands en provenance de Balifort. Les Baliféens ont donc très peu de connaissances en matière de monnaie et de finance, même s’ils sont de très bon commerçants.


Traditions / Loisir / peuple / Société

On dit souvent à un jeune Baliféen “qu’il sera heureux et verra le monde, entouré des siens, mais qu’il ne connaîtra jamais le vrai sens du mot foyer.” en référence a leur vie marine loin de leur pays, ou leur équipage compense le manque cruel de famille.

Le peuple Baliféen est très hétérogène et on en parle rarement comme d’une nation au peuple unis. Fragmentés entre chacune des huit cités portuaires, les continentaux plaisantent souvent en racontant que Balifort est composé de huit peuplades différentes et autonomes. Les différentes races y sont largement représentées et toutes acceptées, excepté les Hyonites qui sont totalement absent de l’île, c’est pourquoi leurs armes légendaires se vendant parfois sur les marchés à prix d’or.

Fiers de leur appartenance, mais également individualistes, les Baliféens sont un peuple moqueur et hautain, rêvant bien souvent de gloire et de réussite personnelle, jalousant la réussite en mer de leurs voisins ou équipages rivaux. Largement rependu par les Régents, le culte de la personnalité est très fort sur l’île, il n’est pas rare de trouver sur les étals diverses figurines de bois représentant des Corsaires héroïques ou des marins audacieux, faisant l’apologie de la personne, les Baliféens aiment à s’évader au travers des récits de leurs équipages. Particulièrement efficace sur la jeunesse, le culte des héros nourrit le rêve et pousse chaque jeune homme ou femme à prendre la mer pour tenter d’écrire leur propre légende, ce qui constitue trop souvent une grande désillusion.

Vivant une vie active parmi les arrivages de marchandises de toutes les régions alentours, le peuple Baliféen et particulièrement ses élites, aiment se vêtir et donner le ton de modes aussi éphémères que fantasques. Aimant marquer les esprits, il n’est pas rare de croiser un Corsaire et son équipage tatoué et rasé, face à une autre, en uniforme impeccable et discipliné. Les femmes s’habillent dans l'extravagance la plus décousue, les fêtes baliféennes étant particulièrement appréciées pour leur caractère anarchique et détonnant, où chaque invité porte sur lui tout un assemblage de vêtements issue des arrivages de modes de toutes les régions du monde, le peuple aime à exposer ses richesses et joue sur son image, parfois au détriment d’une situation financière et familiale précaire, mais gardée très secrète.

À Balifort, la véritable pauvreté est rare, tout simplement car chaque cité est une véritable fourmilière où gagner son pain est chose aisée. En revanche, l'élévation dans la société est très rude, la principale raison étant que pour un capitaine, il y a une trentaine de membres d’équipage, le nombre d’opportunités de s’élever se raréfiant à mesure de la hiérarchie, l’élection d’un capitaine est bien souvent la déception de plusieurs dizaines de marins. Ainsi, le peuple Baliféen vit dans une relative prospection, manger et se loger étant accessible à tous ceux qui ont force de travail, cette apparent équilibre cache en réalité nombre de suicides ou de règlements de comptes sanglants suite à une malchance ou à un échec de carrière, ce qui en fait la première cause de mortalité sur les terres Baliféennes, leur fierté les poussant parfois à préférer la mort à une vie misérable sous le regard des autres et qu’il faudra transmettre à sa descendance.

Jour et nuit, les villes portuaires de Balifort sont gardées actives, les ports, à la lueur des torches, continuent de recevoir ou de réparer des navires. Peuple très travailleur et borné à sa tâche, les Baliféens se laissent peu de temps au loisir, préférant demeurer et parfois dormir sur leur navire pour se tenir proche de toute opportunité intéressante. Cette discipline du travail a toujours marqué les étrangers venant sur l’île, la renommée des marins et de la main d’oeuvre de Balifort est incontestable dans toutes les régions environnantes. S’aliénant parfois trop dans leurs projets, leur peuple respecte scrupuleusement leurs jours sacrés : On n’y travaille pas et cette journée est laissée au repos, les équipages en mer respectant aussi scrupuleusement ce calendrier vieux de plus de trois siècles, pendant ces moments, des festivités sont organisées et causent parfois la déchéance la plus totale dans les cités, au point que l’on puisse les confondre à des ports pirates.

Les Baliféens sont aussi un peuple riche de traditions, dont voici les plus connues :

  • Un navire ne peut naviguer sans au moins un chat et une femme à son bord, sans quoi il est maudit pour trois années. Le chat lutte contre les rats et la vermine, les femmes sont appréciées pour leur tempérament plus calme et sensé que les hommes, les marins pensent qu’elles calmeraient la mer. Elles font d’ailleurs des secondes de bord ou capitaines appréciés.
  • Lorsqu’un navire prend le large pour la première fois, ses voilures sont d’un blanc immaculé, elles ne pourront être peintes qu’à leur retour. Cet acte fait directement référence à la virginité et au premier pas que représente une virée en mer.
  • Les fanions hissés sur les navires représentent les couleurs de Balifort, mais également, au bas de celui-ci, l’emblème du Régent, de l’Armateur et du Corsaires associé. Ainsi, il est possible de connaître l’origine d’un navire Baliféen rien qu’à la couleur de son fanion.
  • Les parents ont pour habitude de donner leur propre prénom à l'aîné de leur fratrie, afin de perpétrer leur lignée et la reconnaissance qu’ils ont réussi à accumuler durant leur vie. Les cadets ont généralement des prénoms aux tournures similaires. Si leur vie n’a pas été une réussite, leurs enfants porteront un prénom différent et éviteront de mentionner leur parenté.

Sciences / Éducation

Balifort possède une grande carence concernant l’éducation de son peuple. À part des précepteurs, réservés aux familles aisées, il n’y a aucune école ou collège sur l’île. Tout s’apprend par la parenté ou la famille d’abord, puis, par l’apprentissage et l’expérience dans un second temps.

À Balifort, on met généralement en valeur l’empirisme face au savoir écrit. Pour apprendre, il faut se confronter à la difficulté, ce sont bien souvent le discours de parents ou de maîtres qui sont généralement autoritaires et durs envers leur progéniture. Grandir à Balifort, c’est bien souvent se confronter aux choses de la vie dès son plus jeune âge, la famille, jugeant des capacités de leur enfant, l’envoie sur un navire, assister des pêcheurs ou chasseurs de monstres, ou bien apprendre chez un artisan dès que l’occasion se présente. L’écriture est donc réservée à une élite de commerçants, d’armateurs ou de riches familles. En revanche, l’art de compter et de calculer est une chose très répandue parmi la populace, et l’un des seuls savoir scientifique aussi généralisé sur l’île.

Balifort est une fervente adepte de sciences marines et d’armements de pointe même si elle ne la produit pas directement, point névralgique pour le commerce et le voyage, les scientifiques et armuriers y font étape pour y vendre leurs dernières recherches, lors de grandes chambres privées d’enchères. Cultivant leur savoir dans le but de l’utiliser à des fins concrètes, l’île est peuplée d’ingénieurs en quête de l’invention qui fera leur fortune. Les scientifiques étudiant les sciences académiques, sont en revanche, très rares et bien souvent des hommes de sciences du continent évoluant trouvant peu de public parmi les élites qui ont bien peu d'intérêt pour tout ce qui n’a pas d’application pratique.

Enfin, l’alchimie est une science cruciale à la force maritime et à la pérennité des Baliféens sur leur île. Les alchimistes, regroupés en caste ou quartier parmi les huit villes, œuvrent à créer de nouvelles substances ou de moyens d’obtenir une matière raffinée d’une brute. Célèbres et respectés pour avoir permis de créer la Robe Ardente, un liquide de feu capable d’être projeté d’un navire sur l’autre, qui fut longtemps une des armes qui à permis de tenir en respect de nombreux navires ennemis. L’alchimie Baliféenne est d’une grande renommée et est largement propulsée par les Régences qui s’assurent que leurs alchimistes n’aient aucune envie de voir ailleurs, les gardant ainsi jalousement proche de leur cour.


Religion

Les Baliféens, ont toujours été très divisés quant à la question religieuse. Peuple aux habitudes décousues et parfois aux préceptes faisant fracture de régence en régence, la religion à Balifort est une chose complexe.


Il est toutefois nécessaire de comprendre ces gens des mers comme des hommes et des femmes superstitieux, n’hésitant pas à s’incliner face à toute signification divine crédible à leurs yeux. Un Baliféen, aux yeux d’un croyant du continent, ne fera souvent pas figure de pieux. Car s’ils ne remettent pas en doute l’existence divine et la Création, ce peuple reste très attaché à l’assurance d’une vie de gloire et de fortune, ainsi, la question divine, la foi et le don de soi à la cause divine est pour eux difficile tant l’acte en lui même demeure sans retour immédiat et visible.


Un dicton bien connu parmi les continentaux illustre parfaitement cela :


“Je pourrais prier tout les Déides de ce monde, louer ma vie et celle de mes descendants au Grand Créateur lui-même, je n’aurai a leurs yeux jamais assez d'intérêt pour qu’ils puissent me bénéficier plus que la caravelle marchande gorgée de richesse sur laquelle j’ai mis le pied”

Tala-Laika la Crocheuse, Corsaire de Carcolle , phrase prononcée après l’abordage d’un navire Djamurrien, en réponse à l’invective d’un religieux prisonnier à bord.


Si de tels dictons ont révoltés bon nombre de continentaux, nourrissant ainsi une caricature néfaste du peuple corsaire, l’erreur est aisé de dépeindre ainsi ces dires extrémistes en tant qu'opinions partagé par un peuple aussi hétérogène. Cependant, il n’en reste pas moins qu’un Baliféen floutera souvent la frontière entre foi véritable, et apparence sociale. Cultivés parmi les apparences de la jeunesse à l’âge adulte, prier, être pieux, sonne parfois comme une nécessité pour se conformer et s’intégrer à un équipage, un groupe. Nombre sont les Corsaires jouant de leur apparence pieuse pour dorer leur image et leur histoire d’une aura mystique et sainte. A l’inverse, Balifort se compose également d’un très faible part, mais immense par rapport au continent, de personnes plus ou moins connues et reconnues se proclamant au dessus de tout, n’ayant aucune foi ou respect quant à la question religieuse. Encore une fois, de tels extrêmes sont souvent l’oeuvre d’une manipulation habile ou non d’image sociale pour accroître à tord ou à raison, l’influence d’un Corsaire ou d’un Armateur en cultivant à son égards des histoires de rues.

Ainsi, Déïsisme et Katagisme sont des choix gardés libre et ouverts à Balifort, nulle doute que le divin existe, mais la présence religieuse est tellement soumise à celle des figures célèbres des cités portuaires qu’elle demeure floue et inconsistante. Un Baliféen commun se conformera, posant peu de questions, prétendant à tous sa foi, mais rechignant quand il lui faut donner de soi pour la prouver.

Diplomatie

à venir.

Cataclysme

“À l’heure où le Katagog frappait le continent de leur maux et colère, Balifort toute entière se préparait au plus grand pillage depuis sa fondation, il y a de cela cinq siècles. Les nations de l’Ouest s’étaient effondrées et plus aucun Ordre ne semblait être capable de repousser l'organisation militaire de l’île qui, elle, semblait alors épargnée par le Cataclysme. Vient alors l’heure où l'armada des Corsaires prit le large pour leur victorieuse croisade, vient alors l’heure où le ciel s’illumina d’un brasier ardent. L’avenir des Baliféens allait à présent se jouer dans la cendre et la bestialité.”

Notre Glorieuse Île - Thionée Emerite, Historienne Baliféenne.


Pendant la première période du Cataclysme, l’île fut très largement épargnée, faisant simplement face à une multitude d’immigrés du continent ravagé qui tentaient d’accoster sur l’île pour s’y réfugier. Repoussant une grande majorité hors de leurs côtes, les dirigeants Corsaires apprirent bien vite l’état et l’anarchie qui régnait sur le continent. Ils planifièrent bien vite une assemblée des Huits régents pour unir leurs forces marines afin de grouper un pillage systématique des villes portuaires du continent ou de tout navire rencontré en mer.

Prenant le large quelques temps après, la grande traversée fût troublée par une tempête maritime meurtrière constituée de vagues de tailles moyennes mais nombreuses. Celles-ci heurtèrent principalement les côtes entre la ville de Tangaal (Balifort) et de Galelon (Confédération de Djamura), d’importantes lames d’eau pénétrèrent les terres de la côte Ouest de Balifort, affectant profondément les structures portuaires de Vakoona et Harringoth. L'armada baliféene, qui n’était pas encore totalement regroupée sur la côte Ouest, put largement survivre dans un premier temps.

Quelques heures après, alors que la partie Ouest de l’île, était en proie à un véritable brasier, l’antique volcan de l’île se réveilla brutalement, faisant trembler l’île en expulsant un immense nuage de cendre, puis de laves et de roches en flammes qui, nourries par la forêt abondante de l’île, déclenchèrent un brasier intense au centre de l’île Balifort. En une journée, elle venait de perdre deux de ses villes portuaires, une moitié de sa flotte et la forêt, sauvage et inconnue se voyait troublée dans son calme antique : L’incendie et les nuages de cendre épais menaçaient tout ce qui résidait dans les forêts avoisinant le volcan.


Dans les journées et les semaines qui suivirent, les villes restante de l'île durent faire face chacune séparément à un flot constant de bêtes sauvages, apeurées par l’incendie de l’Ouest, qui cherchaient leur salut sur les terres dégagées et avoisinantes des villes. Peinant à contenir ces créature innommables et innombrables, les Baliféens perdirent l’usage de leurs routes côtière, si chère à la communication entre chacune de leurs villes. Chaque régent se trouvant isolé de l’autre, ceux-ci durent faire face à d’important problèmes internes, tel que des soulèvements ou des mutinerie au sein même de leurs groupes armées.


Ayant envoyés la plupart de leurs Corsaires au large, plusieurs Régences sombrèrent ou tremblèrent sur leur piédestal durant les années qui suivirent. Isolés des autres continents, leurs routes maritime coupées et ne pouvant avoir pleine possession de leurs terres fertiles, Balifort sombra peu à peu dans la famine, le peuple échauffé et de plus en plus intenable, parvint à garder un semblant d’unité grâce aux Corsaires restant, garant de l’ordre et véritables éclaireurs des mers, chargés de rapporter armes et nourriture au sein de leur île.


Huit ans plus tard

Aujourd’hui nommée Balifort la Fumeuse, en raison de son Volcan réveillé et actif, l’île s’est peu à peu remise à vivre. N’ayant plus que six ports sur huit, les Baliféens sont en constante recherche de ressources ou navire à piller en mer pour nourrir leurs cités. Le Volcan fumant sans cesse depuis huit années, l’île est couverte d’une nappe de cendre épaisse et d’un nuage opaque qui la dissimule par temps clair. Un immense nuage noir flottant constamment au dessus de l’archipel, le peu de cultures de l’île peine à nourrir un tiers de la population rendant la nation Corsaire plus dépendante qu’elle ne l’était déjà. Les lignes de commerces maritime s’étant effondré avec l’anarchisme régnant dans les pays alentours, piller les mers devient de plus en plus laborieux et les Baliféens se voient de plus en plus poussé vers l’attaque de cité portuaire ou bien de raids au cœurs des terres dévastés des régions avoisinantes, principalement sur le continent Est (Delemeth, Principauté de Daremar et Djamurra).

Enfin, les Baliféens se sont peu à peu radicalisés et disciplinés, dans un climat de survie précaire, chaque Baliféen ne fait aucun cas de toute population qui ne serait pas de leur île, n’hésitant pas à piller des peuples voisins déjà transit par la famine. Sur l’île même, chaque cité Portuaire est plus autonome qu’auparavant et il arrive bien trop souvent que deux régences se guerroient dans des rixes sanglantes mais très courtes : Chacun sachant qu’elle à besoin de l’armada de l’autre pour continuer à sonder les mers de toutes les ressources dont elle dispose.

Au sein même de chacune des cités, il n’y a guère de place pour l’inutile ou handicapant, la monnaie et le troc ont presque disparu au profit d’un pouvoir économique centralisé : Le régent contrôle toutes les ressources et les distribue à ses citoyens en privilégiant ses officiers ou les hommes et femmes les plus producteurs, ne faisant que peu de cas pour le vieillard ou l’enfant.