Royaume d'Asdrubal

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Royaume d'Asdrubal

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Symbole du royaume
Informations
Forme de l'État Royaume
Roi WIP
Capitale Jarven
Langue Azhmerien
Religion Déïsme
Démographie
Gentilés Asdrubien / Asdrubienne
Population avant cataclysme 1 500 000
Population après cataclysme 600 000
Économie
Type d'économie -
Monnaie Dolm
Géographie
Superficie 68.000 km²
Régions Tarmal
Durmen
Villes Jarven
Revron
Tulerin
Ilstaine
Perche-Roc

Carte

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Territoire

Un feu près de Perche-Roc

Le Royaume d'Asdrubal est un vaste territoire situé à l’est de Royaume du Tormont, qui se compose de la région de Tarmal et Durmen. On peut remarquer que sa position, aux abords des montagnes, mais aussi de la mer, est très avantageuse. En effet, le commerce est très peu commun avec les autres nations, et le peuple est assez renfermé sur ses frontières qu’ils protégeraient jusqu’à la mort contre tout ennemi. Cela a un aspect positif, du fait que le royaume ne dépend de personne et que même en cas de guerre il peut se débrouiller avec ses propres ressources. A l’Est se trouve Jarven, la Capitale où résidait le roi et sa famille. Toutes les autres villes, ainsi que leurs alentours, sont dirigées par un Seigneur, excepté le sud. Elle fût depuis la création du royaume, et ceci pour chaque roi, dirigée par son deuxième fils. Celui-ci avait pour but d’entretenir les relations avec Delemeth ainsi que le commerce. C’était donc le plus éduqué, celui qui maniait le mieux les mots, tandis que les Seigneurs du nord étaient plutôt des guerriers expérimentés. La ville la plus à l’Ouest, isolée mais pourtant très importante, se nommait Ilstaine. C’est de là que provenait la plupart des minerais que l’on utilisait ensuite pour frapper la monnaie, mais surtout pour forger les armes et les armures.

La plus grosse frontière est la chaîne de montagne au nord. Il arrivait parfois qu’on emprunte le col, mais c’est plutôt rare. Des routes ont été construites à des endroits stratégiques, qui aboutissent généralement à des petits forts où le roi place des garnisons afin de contrôler le passage. Ceux-ci disposent d’une tour qui possède des feux d’alerte, que les soldats allument en cas d’attaque ennemi ou autre litige. Les forts sont donc disposés à distance raisonnable, ce qui permet de faire passer l’information en peu de temps à travers le territoire.

A l’est se trouve la Grande Barrière de Dugral, qui tient son nom de la région qu’elle protège. Cette dernière fût construite suite à la perte du Gouffre de Nassàr face à des créatures venant des terres de l’est. Cela demanda plusieurs années de dur labeur, durant lesquels la majorité des troupes étaient mobilisés tout au long de la frontière, afin de protéger les ouvriers et repousser les monstres.

Lois et Organisation politique

Autrefois, Asdrubal était une province divisée en une multitude de petits territoires, tous indépendants, dirigés par différents Seigneurs. Ils se faisaient ouvertement et régulièrement la guerre pour la moindre petite affaire et les alliances n’étaient que très peu fiables. Aussi, certains d’entre eux étaient sous la gouverne de l’Empire de Delemeth. Une cause arrivait cependant à les rallier tous : les attaques menées par des mercenaires de l’est. Celle-ci étaient rares, puis, au fil des années, se multiplièrent. Un noble seigneur ayant perdu nombreux de ses hommes lors d’une des attaques réussit à convaincre les autres seigneurs à se joindre une fois pour toute à lui, formant une Royauté, ayant pour principal but de repousser les mercenaires de l’est. Ceux-ci conservaient alors tous leurs droits sur leurs terres, cependant ils ne devaient pas chercher à nuire au roi, devaient lever leurs troupes en cas de campagne vers l’est, ou d’invasion ennemi, et pour finir, ils devaient payer des taxes régulières à la couronne (pas forcément en Dolm).

La politique interne était parfois assez compliquée. Chaque vassal avait un autre vassal qui devait en respecter un autre, puis un autre, et cela à n’en plus finir. Des conflits faisaient parfois leur apparition entre eux, et cela se réglait soit pas la mort ou l’abdication de l’un. Rarement, les deux partis réussissaient à trouver un terrain d’entente. Il eut arrivé tout de même que le roi demande d’arrêter les hostilités, pour des raisons diverses.

Les seigneurs qui désobéissaient à leur suzerain (le roi) pouvaient être accusés et jugés de félonie. Ceux-ci avaient rompu le pacte de vassalité et se voyaient leur fief ainsi que tout ce qu’ils possédaient retiré. Certains étaient exilés, d’autres devaient se retrouver un autre seigneur qui voulait bien les accueillir, et ceux qui avaient commis de plus graves erreurs étaient condamnés à mourir.

Armée

Le roi à la tête de la Maréchaussée

La Maréchaussée Asdrubienne était le nom qui était donné à l’armée du Royaume. Autrefois l’on parlait de la Légion de Jarven mais le terme changea après plusieurs victoires face aux mercenaires et créatures de l’Est, afin de marquer le coup. Tout le pays était basé sur l’aspect militaire, et ce depuis de nombreuses années. On enrôlait les jeunes hommes qui paraissaient en forme et on les envoyait dans des casernes placées partout sur le territoire. On les formait aux ordres rudimentaires, au combat à l’épée ou à la lance, et pour certains à l’arbalète et à l’arc. Les plus compétents étaient ensuite envoyés dans des institutions martiales plus poussées. Ils allaient faire partie de l’élite, ceux qui commandaient, ceux que toute l’armée écoutait. Malgré tout, l’aspect stratégique, l’alphabétisation et toutes les connaissances plus techniques étaient réservées habituellement aux enfants de nobles, ou hautes familles. En plus de cela, chaque seigneur disposait également ses propres troupes, qu’il devait parfois envoyer rejoindre la Maréchaussée en cas de danger pour le pays ou lors de conquêtes au nord. Celles-ci devaient être entretenues, nourries et équipées par le seigneur. Elles devaient atteindre un certains nombre de soldats, selon le fief de ce dernier. Les guerres entre vassaux se terminaient donc souvent par une abdication, car ils ne pouvaient pas perdre trop de soldats.

Économie

Un des plus grands marchés, celui de Praven

L’économie a toujours été plutôt stable, depuis l’arrivée de la Royauté. On instaura alors une nouvelle monnaie, appelée le Dolm. La distribution de la monnaie à toutes les populations de l’Est de manière équitable et réfléchie permit de rééquilibrer tout le système, non seulement les nobles et les seigneurs, mais également les paysans. En soit, les denrées que l’on retrouvait dans le Royaume d'Asdrubal étaient peu diversifiées, notamment car l’on n’importait peu de choses étrangères  :

  • Des vivres : Des céréales, des légumes, de la viande, des épices. C’est ce qui transitaient le plus dans tout le Royaume. Les seigneurs s’achetaient entre eux, organisaient des marchés pour se faire aimer par le peuple. Les artisans et les paysans se vendaient leur produit entre eux, et chacun savait que ses produits étaient frais et locaux. L’alcool était également très répandu, mais la boisson principale qui restait accessible à tous est la bière. Les nobles qui vivaient près de la côte avaient parfois l’occasion de manger des denrées de la mer, également.
  • Des minerais : Le fer, l’or, le bronze ou encore le cuivre provenaient tous d’Ilstaine . Ils étaient utilisés ensuite pour frapper de la monnaie, fabriquer de l’armement ou pour des bricoles de la vie de tous les jours. Ils étaient très réputés, c’est pourquoi on les revendait rarement aux autres nations, préférant les garder en réserve, au cas où.
  • De l’armement : Des armures, des armes, des projectiles prenaient également une grande part du marché. Les plus rudimentaires étaient faits par des artisans éparpillés dans les villages et les casernes, et les équipements plus sophistiqués étaient élaborés à la Capitale, par des artisans de renom. Les recherches se faisaient le plus souvent à Daremar, puis étaient revendues à l’Empire de Delemeth, qui les revendait ensuite au Royaume d'Asdrubal.

Société

Traditions

Le peuple d’Asdrubal a toujours été très fière de ses terres, de ses denrées mais aussi de son armée qui était considérée comme l’une des plus puissantes de l’Est. Il était très pieux et priait plusieurs fois par jour. Les gens étaient cependant assez fourbes. Chacun souhaitait monter les échelons, léchant les bottes de son seigneur ou de son maître afin qu’il lui fasse de la place et lui offre un peu de puissance. Cela se ressentait à tous les niveaux, du Seigneur qui offrait des troupes à la Maréchaussée, au paysan du offrait la presque totalité de ses récoltes à son maître, laissant sa famille avec des rations minimales, en passant par le maître d’ouvrage fortuné qui offrait des plans divers pour soi-disant embellir la ville. Au niveau des races, toutes sont acceptées, surtout les Kaar-Den, qui sont fort présents dans le milieu martial.

Plusieurs traditions et fêtes étaient en oeuvre dans le royaume :

  • Les marchés : organisés au minimum chaque semaine par le seigneur des environs, ils permettaient à toute la populace de se retrouver afin de vendre ses produits et d’en acheter d’autre. On pouvait retrouver toutes sortes de choses, que les marchands tentaient de vendre en négociant pour descendre en dessous de ceux du voisin. Tout cela se faisait dans un grand brouhaha, mélangeant les gueulées des vendeurs, les cris des animaux, le bruit des charrettes ou encore les cliquetis d’armure des gardes qui surveillaient du coin de l’oeil. Certains marchés étaient parfois réservés aux nobles, mais on y vendait des produits plus luxueux (bijoux, vêtements en cuirs rares, …)
  • La cérémonie de Revron: Chaque année, et ce depuis la guerre civile, l’on fêtait la victoire des troupes du royaume qui vainquirent les mercenaires de l’est. Les hommes d’armes défilaient alors dans toutes les villes, accueillis par la foule en délire qui applaudissaient et criaient de joie en observant leur armures étincelantes, qu’ils nettoyaient et préparaient pour l’évènement. Le nom vient du fait que la dernière bataille décisive qui fit reculer les troupes d’est en dehors des frontières se déroula à Revron.

Les asburiens s’occupaient de différentes manières, selon leur lieux d’habitation, leur métier, … Ils avaient cependant un sport particulièrement épuisant et salissant, qu’on appelait la Soule. Il était à la base pratiqué exclusivement pas le bas-peuple, cependant le jeu a pris de l’ampleur et il arrivait régulièrement que les seigneurs organisent des tournois de Soule. La société était très hiérarchisée, un peu comme la Principauté de Daremar, cependant les pouvoirs étaient beaucoup plus répartis.

Famille Royale

Le roi vivait à Jarven en compagnie de sa famille et de sa cour. Elle n’y était pas au complet, puisque la plupart de ses fils devenaient seigneurs ou chevaliers, et que ses filles étaient mariées à de nobles hommes, habituellement de manière purement stratégique, dans le but d’améliorer les relations du roi. Ce dernier ne siégeait pas tout le temps à son château. Il se rendait aux diverses fêtes organisées par les seigneurs, il allait prier, ou, en cas de guerre, mener ses soldats sur le champ de bataille.

L’Ordre des Prieurs

L’Ordre était très présent, et tout autant puissant. Il travaillait avec le roi, enseignant la foi à toutes les castes, organisant même des messes pour les paysans, afin de les éduquer correctement et d’éviter que l’on salisse la foi. Le roi avait tout de même la main sur l’Ordre et pouvait sans autre s’y opposer s'il le voulait. Ce n’est cependant jamais arrivé, les rois ayant été pieux et conscients de ce que cela pouvait engendrer.

La Maréchaussée

L’armée du royaume était très importante et avait beaucoup de pouvoir. Étant dirigée par le roi, elle était au-dessus des seigneurs, mais sous certaines conditions. Seuls les plus haut gradés pouvaient mener des ordres à l’encontre des seigneurs, mais une troupe sans commandant n’avait presque aucun droit, mise à part ceux d’un garde classique. L’armée n’avait cependant aucun droit sur la religion, excepté sur ordre du roi, et ce pour éviter les débordements.

Les Seigneurs (vassaux)

Un seigneur était appelé ainsi lorsqu’il possédait un fief, qu’on lui avait accordé. Il possédait les pleins pouvoir dessus, mais ne devait en aucun cas nuire au roi. Il avait certains devoirs, comme le paiement des taxes ou encore la participation aux campagnes de guerre sur ordre du roi. Il existait plusieurs rangs de seigneurs. Ceux qui dépendaient directement du roi étaient les plus puissants, cependant, ils n’arrivaient parfois pas à diriger la totalité des terres qui lui ont étés confiées. Il divisait alors lui aussi son pouvoir, privilégiant sa famille en octroyant du pouvoir à ses propres vassaux.

L’Ost

L’Ost était constitué des troupes et milices privées des seigneurs, qui ne faisaient pas partis de la Maréchaussée. Chaque seigneur devait posséder un certains nombre de troupe, c’est pourquoi il maintenait diverses garnisons sur son fief. Lors de campagnes, le roi mobilisait la Maréchaussée, et demandait parfois de “lever l’Ost”, c’est-à-dire de mobiliser les troupes des vassaux et de les joindre à l’armée, afin de partir en guerre.

Le bas-peuple

Les bourgeois n’avaient aucun pouvoir sur le royaume. On privilégiait le sang, la famille, la renommée, et non pas l’argent. C’était cependant les plus influents et éduqués du bas-peuple, pratiquant souvent des métiers complexes (maître d’oeuvre, bijoutier, ..). En dessous d’eux se trouvaient les artisans (forgeron, tanneur, ..) que l’on voyait souvent sur les marchés, puis les paysans. Certains d’entre eux possédaient leur propres terres, et les plus pauvres, autrement dit, les serfs, étaient rattachés à un seigneur, pour lequel ils travaillaient sans cesse.

On faisait commerce d’autres produits également, mais de manière nettement moins importante. Il arrivait parfois que des merciers viennent vendre leurs produits étrangers en traversant le Royaume, de points en points. Ceux-ci étaient habituellement mal vus et même parfois chassés par le seigneur local, qui voulait conserver le commerce au sein même de son fief.

Contrairement à certaines nations, comme la Confédération de Djamurra, il n’y avait aucune banque sur le territoire et les emprunts étaient plutôt mal vu. On achetait que si on avait l’argent, c’était aussi simple que ça. Il fallait le mériter, en travaillant dur. Chaque caste sociale le percevait un peu différemment, mais l’idée générale ne changeait pas.

Sciences / Éducation

La science n’était pas un mot très répandu en Asdrubal, qui était une nation totalement tournée vers les arts militaire. Ils étaient très bons en tactiques, en mouvement de troupes, mais même les recherches d’engins de siège et de matériels plus sophistiqués se faisaient plus au sud, à Daremar ou Delemeth. L’écriture était réservée aux nobles, auxquels on débutait les cours très tôt, à l’âge de cinq ans.

Les seules lieux d’érudition se trouvaient à Jarven :

  • Ecole martiale de Jarven

Sous la coupelle de la Maréchaussée, l’école était très réputée pour y former la majorité des Maréchaux et Commandants. Comparé à d’autres casernes d’entraînement classiques, elle était très poussée et entrait dans les détails des tactiques militaires. Les érudits qui formaient les guerriers ne l’étaient pas forcément, mais éprouvaient un grand amour pour l’art de la guerre. Ils complétaient régulièrement leur documentation et revoyaient des tactiques selon les technologies militaires que le Royaume acquérait, ou bien même que ses ennemis acquéraient. C’est donc un bâtiment en constante évolution, qui, depuis sa création, s’’était fortement amélioré au niveau interne, mais également grâce aux diverses rénovations qui furent faites. Le bâtiment avait presque doublé de taille et le tout avait été réaménagé afin d’optimiser un apprentissage de qualité.

  • Grand Abbaye Lupuygon

Lieux religieux centrale du Royaume, l’Abbaye Lupuygon résidait en ville depuis des dizaines d’années déjà. Elle était le chef-lieu de l’Ordre des Prieurs, qui enseignaient la foi à toute la population de la ville, mais qui étudiaient également la théologie en détail. Une immense bibliothèque se trouvait donc au centre de l’infrastructure, qui comptait des dizaines de livres religieux divers et variés. L’Abbaye possédait notamment un hospice au sud de la ville, à quelques lieux, qui avait pour but d’accueillir les pèlerins et voyageurs venant visiter l’endroit. Quelques champs, vignes ainsi que des granges lui appartenaient également. Ils étaient entretenus par l’Ordre lui-même, qui en faisait ensuite divers produits, comme du pain ou du vin.

  • Institut Agricole Aurgeron

Considérée comme l’une des premières institutions du royaume, elle avait d’abord été mise en place par une collectivité de paysans près de Bronteron. Elle manquait cependant de fonds et de matériel pour réaliser des recherches poussées, mais fût soutenue par le seigneur local. Ce dernier présenta quelques conclusions des recherches au roi, qui fût enchanté par l’idée et fît construire un bâtiment en pleine capitale, qui accueillerait ces paysans réputés. Au départ elle n’était là que pour un but de recherche, puis elle a gentiment gagné quelques pouvoirs. Au final, c’est elle qui rédigeait les lois agricoles, la manière dont il fallait utiliser les champs, les taxes qui devaient être prélevées pour le roi, …

Religion

Un temple déïste

Depuis des décennies, le peuple d’Asdrubal était réputé pour être très pieux. Contrairement à celui de Daremar, ce dernier était bien instruit, notamment grâce aux différentes institutions publiques qui étaient éparpillées dans tout le royaume. On avait également pour habitude de collectionner les objets à caractères religieux, et de construire de nombreux édifices, comme des statuts ou des lieux de prières.

Le courant majoritaire était le Déïsme, qui touchait presque tout le pays, excepté une partie de l’Ouest. Cela se mit en place au fil des années, mais plus particulièrement rapidement avec l’arrivée de l’Ordre des Prieurs. On raconte que son fondateur fût autrefois guidé par un Déïde en personne, qui lui ordonna de fonder un ordre porteur du message de ses confrères. Personne ne s’y opposant vraiment, l’ordre, peu à peu, prit de l’ampleur au sein du royaume.

Pendant longtemps, malgré qu’il soit populaire et reconnu par le peuple, l’ordre ne possédait aucun droit supérieur qu’un simple habitant. Le pouvoir royal le tint à l’écart pendant de nombreuses décennies, apeuré par l’ampleur que prenait la chose. Durant ce temps, l’ordre se développa et prit place dans divers points clés du territoire, bâtissant notamment certains lieux de culte, ouverts aux publiques. Ils entrèrent en contact très rapidement avec la population, friand d’enseigner leurs croyances à cette dernière.

Certains seigneurs commencèrent alors à aborder l’ordre, certains s’affiliant même complètement, sous le regard perplexe du roi. Une véritable hiérarchie était en train de se former entre les Prieurs, dont les adeptes étaient de plus en plus nombreux. L’apparition d’un aspect martial marqua un véritable tournant dans l’histoire. Le roi au pouvoir à ce moment là, Rangoc d’Egron, inquiet pour son royaume, mobilisa une bonne partie de la Légion de Praven. Il s’apprêtait à marcher vers le nord, près de Bronteron, afin de capturer et massacrer tous les Prieurs, ainsi que leurs adeptes. L’ordre dirigeait une bonne partie de ses affaires depuis là-bas, et deux petits seigneurs locaux s’étaient affiliés à ce dernier. Rangoc était très vieux et ne voyait que du mal partout. Ces proches en étaient bien confiant mais personne n’osa le contredire, mis à part son fils. Ce dernier tenta de raisonner son père, comprenant bien que ce geste allait ne leur apporter que des ennuis, des pertes militaires mais surtout, la population sur le dos. Malgré tout, rien n’y changea et la Légion atteint le nord. Des centaines de personnes furent massacrés, mais, lors d’un affrontement avec de vulgaires paysans révoltés, le roi reçut une flèche et en mourut quelques jours plus tard.

Son fils héritant alors du trône, fit cesser le chaos et démobilisa l’armée. Pour se racheter et réparer l’erreur de son père, il décida alors d’élever l’ordre de manière radicale. Il décida de l’officialiser et de lui confier tout l’aspect ecclésiastique, lui donnant ainsi de nombreux pouvoirs. Désormais, l’ordre pouvait posséder des terres et des troupes, au même titre qu’un seigneur. Le Déïsme alors donc s’accentuer encore plus dans les années à suivre.

Quelques dizaines d’années plus tard, alors que l’Ordre des Prieurs était maintenant installé dans la totalité des grandes villes ainsi que dans de nombreux villages, le pouvoir royal décida de lui accorder un pouvoir encore plus puissant. La manœuvre était risquée mais réfléchie. D’un côté, il ne fallait pas gâcher les relations durables mise en place, et de l’autre, il fallait élever l’ordre. Le roi prit alors l'initiative de l’élever au sommet de la pyramide sociale, au-dessus même des seigneurs et de la Maréchaussée.

Désormais, le Déïsme avait pris le dessus et pouvait dicter tout à n’importe qui, excepté au pouvoir royal. Il faut tout de même savoir que les simples adeptes n’y gagnaient rien, mais les chefs spirituels de l’ordre pouvaient cependant, au nom du culte et des Déïdes, dicter ce qu’il y avait à faire dans certains cas, à condition que cela n’empiète sur les ordres du roi. Le Katagisme perdit donc clairement en influence et fut même dans certaines régions victime de violence, verbales, ou parfois physiques, pour ses adeptes. Certaines périodes furent donc plus marquées, et ce selon les personnes à la tête de l’ordre.

Malgré un racisme présent et un certain rejet, les Katagistes ne furent jamais directement menacés, sans doute de peur que cela se transforme en conflit plus étendu, impliquant alors d’autres nations qui, certaines, privilégiaient ce courant plus que le Déïsme.

Diplomatie

Depuis la guerre civile, Asdrubal n’a cessé de mener des campagnes vers l’est afin d’agrandir ses territoires. Il s’y est fait de nombreux ennemis, qui cependant ont toujours préféré rester sur la défensive, conscient des alliés que le royaume compte derrière lui. Le climat est cependant toujours assez bouillant. Il arrive régulièrement que des escarmouches aient lieu aux frontières, ou bien que des espions tentent de s’infiltrer. La plupart des troupes sont donc mobilisées à l’est, ainsi que sur les côtes, où sont parfois appelé des navires daremiens, réputé pour leur efficacité.

Les deux nations ont très peu de contact, se touchant à peine, et ne se connaissent pas vraiment. Les rumeurs parlent d’eux comme des gens instables, qui ne savent pas construire de villes et qui voyagent sans cesse, sans vraiment de but. On évite d’ailleurs d’en parler souvent, car cela n’est pas commun et que cela soulève trop de questions de la population. De plus , ce territoire n’a jamais vraiment intéressé le roi, qui a préféré porter son attention sur les royaumes plus à l’est.

Cela fait déjà plusieurs dizaines, voir centaines d’années, que les relations avec Delemeth sont plutôt bonnes. En effet, l’on a toujours été friand des technologies qu’ils développaient ou encore de leurs connaissances en alchimie, et donc par ce fait de fidèles acheteurs. Certains seigneurs , notamment ceux se trouvant près de la frontière, ne sont pas fortement apprécié de l’empereur, leurs ancêtres s’étant séparé de l’Empire pour former la Royaume d'Asdrubal.

Cataclysme

Impact du cataclysme

Les créatures sont apparus sur les terres d’Asdrubal bien avant le Cataclysme. On ne se souciait point de ce qui pouvait venir du sud, même avant la formation du royaume, car l’Empire de Delemeth avait déjà pour cible des terres à l’Ouest ou plus au Sud, en mer. Les troupes pouvaient alors se déployer à l’Ouest, afin de maintenir ses frontières avec le Tormont, mais surtout dans la Cordillère de Marondil et à l’Est.

La chaîne de montagne constituait en elle-même une frontière naturelle très efficace, c’est pourquoi bon nombre d’endroits n’étaient pas surveillés. Il existait cependant des passages, certains plus connus que d’autres, qui permirent à certaines créatures de pénétrer dans les terres. Les seigneurs unirent leurs forces et réussirent tout de même à les repousser, avec difficulté, les forçant à regagner les terres du nord. On prit alors l’initiative de faire construire des forts et des avant-poste dans les montagnes, qui furent alors occupées régulièrement par des garnisons qui patrouillaient la Cordillère. On mit notamment en place un système de feux d’alarme sur presque chaque sommet. Ainsi, en cas de danger, les feux étaient allumés un-à-un, permettant de communiquer en quelques heures à travers tout le royaume.

Un passage de Cordillère de Marondil

Avant que les bêtes ne franchissent les montagnes, une forteresse était tenue au sein du Gouffre de Nassàr. Celle-ci avait comme but de permettre aux troupes d’Asdrubal de mener des offensives à l’Est, où ils chassaient principalement les créatures dans le but de les faire reculer et de gagner des terres. C’était un bastion fortement protégé, dans lequel on avait dépensé une fortune, mais qui, malheureusement, allait bientôt partir en poussières.

Un beau jour de printemps, alors que le soleil éclairait le Gouffre tout entier. Tout semblait calme, mais à l’intérieur des murs de la forteresse, toute la garnison était en train de se préparer. Certains montaient déjà sur les remparts, tandis que d’autres montaient à cheval et se plaçaient derrière la porte. Peu à peu, un bruit sourd se fit entendre au loin. Une armée de mercenaires de l’est marchait en direction de la forteresse, et ils semblaient, cette fois, bien décidé à la reprendre. Des éclaireurs avaient pu prévenir le capitaine, qui avait alors envoyé des hommes pour allumer les feux d’alarme et prévenir le roi. Sa garnison était cependant assez nombreuse, prête à tenir un siège de plusieurs semaines. Les mercenaires ne disposaient pas des engins de sièges les plus performants, et, arrivés à distance convenable de la forteresse, ils s’établirent et préparèrent le siège, petit à petit.

Les semaines passèrent et le message remonta à l’oreille du roi, qui mobilisa la Maréchaussée ainsi que l’Ordre des Prieurs, et partit en route en direction de l’est. Le voyage fut long, d’autant plus que des bruits firent leur apparition parmi les rangs, comme quoi il était déjà trop tard et que les mercenaires, beaucoup plus nombreux, étaient déjà en route, en leur direction. Les mercenaires lancèrent l’attaque un jour avant l’arrivée de la Maréchaussée. Ils n’eurent pas le temps de percer les défenses, et, au matin, aperçurent les bannières du roi, au loin. Ils étaient piégés et savaient qu’aucun d’entre eux n’allaient survivre. Ils avaient mis trop de temps à préparer le siège et n’avait causé aucune perte chez les asdrubiens. Cependant, d’autres choses semblaient convoiter également ce lieu. Des cris semblables à des aigles, très puissants, s’élevèrent depuis la montagne. Ils résonnèrent dans le Gouffre, intriguant alors tout ceux qui s’y trouvaient. Un silence de quelques secondes marqua la chose, puis un énorme griffon, suivit d’une vingtaines d’autres, s’élevèrent dans le ciel, avant de redescendre à une vitesse ahurissante, en direction des mercenaires et des hommes de Nassàr.

Le roi comprit rapidement. Ces créatures n’avaient pas de camp. Elles étaient décidées à massacrer chaque soldat jusqu’au dernier. Il ordonna alors à son armée de rebrousser chemin, laissant derrière lui mort et désolation. Les plus faibles ne réussirent pas à suivre le reste et on les abandonnèrent en chemin. Sauf preuve du contraire, aucun de ceux-là ne remirent les pieds sur les terres asdrubiennes. Terrifié par ce qu’il avait vu, le roi ordonna la construction d’une muraille traversant la frontière est, afin de repousser les envahisseurs, mais surtout les créatures : la Grande Barrière de Dugral.

De nombreuses troupes furent mobilisées pour surveiller la construction, mais rien ne vint perturber celle-ci. Ce n’est que quelques dizaines d’années plus tard que le Cataclysme frappa, avec puissance. Des centaines de mercenaires blessés ou malades déferlèrent sur la Grande Barrière, suivi de créatures plus ignobles les unes que les autres. Les troupes ne réussirent pas à les maintenir et ils passèrent le mur, pénétrant ainsi dans le royaume, ravageant de nombreux villages, des fermes et même des villes. Des créatures réussirent également à traverser la Cordillère de Marondil pour rejoindre le Durmen. Les survivants fuirent donc tous en majorité vers l’ouest, dans le Tarmal, ou encore plus loin, en Tormont.

La situation actuelle

On raconte que toutes les grandes villes de l’est seraient tombées. Revron, Tulerin, la capitale, Jarven, ou bien encore Perche-Roc. Les seules à résister seraient celles de l’ouest, comme Ilstaine et Bronteron, sur lesquels les créatures ne se seraient visiblement pas encore penchées. Certaines ont cependant, parfois seules, atteint l’ouest, en remontant notamment par l’Asdrube. Les seigneurs ayant survécu siègent désormais à Ilstaine, d’où ils organisent ce qu’il reste du royaume. Ils s’occupent d’accueillir le peuple dans des lieux sûr et de mener des expéditions et récupérer des affaires dans les lieux abandonnés par leurs propriétaires. Nourriture, armes, plantes médicinales, tout ce qui leur permettra de vivre un peu plus longtemps est fortement convoité. Le roi étant mort lors de l’invasion provenant de l’est, c’est désormais le Conseil Unifié qui détient le pouvoir. Ce dernier réunis tous les seigneurs encore vivants depuis le Cataclysme, qui chacun possède une voix, les décisions se faisant par votes.